22 novembre 2006
Un jour désoeuvré

Le livre de Japrisot que je suis entrain de lire, je le relis en fait. En pigeant comme ça dans la bibliothèque, j'ai plus de chance de mettre la main sur un livre non lu encore que lu, au rythme où j'achète! Mais alors, pourquoi je me décide toujours, ou souvent, sur un livre que je pensais ne pas avoir lu encore, pour ensuite reconnaître tout de suite les personnages. Je suis entrain de me dire que le titre y est pour quelque chose dans la sorte d'attirance qu'il dégage. Dans ce cas-ci, le titre est «La passion des femmes», ça doit être ça, la passion des femmes m'intéresse! Pas la mélancolie des femmes par exemple, ou la folie, mais sûrement l'instinct, le courage. Mais sûrement aussi, l'instinct, le courage, la noblesse des hommes.

Je suis entrain de lire plus lentement, en m'arrêtant dès que je me rend compte que je suis entrain d'avaler les pages et les mots trop vite. Je relis même les phrases qui m'étonnent et me frappent. Tout en étant consciente que ces phrases ont été travaillées par l'auteur sûrement. En apprécier le labeur.

Pour revenir au déjà lu ou non, je fais le parallèle avec les visages déjà vus ou non. Il m'arrive fréquemment des occasions où je pense avoir déjà vu tel visage ou tel autre dans d'autres contextes. Il en résulte un malaise imperceptible qui m'oblige à «mieux me tenir». Pourtant, je suis cohérente dans mes différentes peaux et aucune d'entre elles ne se contredit!

Vu cet après-midi le dernier James Bond. J'ai apprécié le film tout en dépréciant l'acteur choisi pour ce rôle. Celui-ci a cet air canaille que les autres n'ont pas. Mon préféré pour ce rôle est toujours Timothy Dalton. Je suis très d'accord sur ce qu'on en dit sur wikipedia, à propos de son apport à ce rôle.

Ce soir, le film «Capote» a été fascinant. D'une part, par le dessous de la médaille, c'est-à-dire le côté «recherches» avant le processus d'écriture, d'autre part, par le passé si proche de ces écrivains américains que j'ai l'impression de les retrouver dans l'album de famille de ma belle-mère par exemple. Je n'ai connu mon mari et ma belle-famille qu'en 1977, mais j'ai vu sur photos les intérieurs de maison exactement comme dans ce film, tout comme dans le film «C.R.A.Z.Y.» qui situe l'histoire dans les années 1960-1970.

Lire, voir des films et faire un tour dans un centre d'achats, voilà pourquoi je titre l'entrée du jour ainsi.

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