19 novembre 2006
Absente de ma peau!

Finalement, hier soir, j'ai pris le temps de m'arrêter pour me faire à manger comme il le faut avant d'aller au cours de chinois qui fut très très bien. L'adjointe au professeur s'avère être meilleur pédagogue que ce dernier, faisant répéter beaucoup, tant et si bien que j'ai l'impression d'avoir mieux appris. Cette langue sonne comme une musique à mes oreilles! Après le cours, alors que j'étais dans un restaurant pour une soupe, à la table voisine, les gens parlaient anglais mais à deux reprises, j'étais sûr d'avoir entendu parler chinois! La sonorité du chinois semblait résonner encore en moi!

Nous sommes partis ensuite à la campagne, alors qu'il se fait tard. Et je viens de passer vingt-quatre heures tout à fait déconnecter de mes intérêts et soucis de la ville. D'abord, cela fait quelques mois que je n'ai pas passer la nuit dans mon lit à la campagne. J'ai retrouvé tout de suite les sensations d'être chez moi, à l'abri du monde extérieur.

Ce matin, très tôt, j'étais debout, heureuse, la tête claire. Je suis allée balayer le perron avec une simple veste par-dessus ma chemise de nuit. Je suis restée ainsi toute la journée, sans m'habiller. Toute une journée à passer de la table au sofa, mangeant ce qui vient des conserves ou du congélateur, à voir plusieurs films. À nous laisser aller, sans discuter, sans penser à tout ce qui nous attache à la ville. Nous n'avons pas parlé d'enfants, de famille ou de travail. Personne ne nous a téléphoné non plus. Nous étions là, au chaud, à l'abri, tout voués à l'instant présent. Comme si nous étions en vacances de notre peau, de nos souliers habituels!

Évidemment, en ce moment même, je vous écris de la ville. Nous sommes revenus. Je viens de feuilleter le journal de la fin de semaine, vérifier les mails. Je vous écris mais je ne suis pas encore revenue vraiment. Il me reste une petite nuit pour être absente!

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