13 novembre 2006
Aurai-je le souffle, la patience et ...?

Hier nous fêtions les quarante ans de ma plus jeune soeur. Nous étions quarante-six en tout chez elle, de midi jusqu'au soir. Trop de bouffe, trop de monde, chaleur ambiante, conversation animée. Une répétition pour Noël on dirait. Introduction officielle du copain de l'autre nièce, comme du copain de fifille.

J'ai trop mangé bien sûr, je dirais même mal manger à compter de la fin du jour, quand la fatigue embarquait et quand j'ai perdu le compte de ce que j'ai mis dans la bouche. J'aurai dû partir même, lorsque mon corps opprimé protestait par nerf sciatique interposé! Pourquoi abusons-nous toujours de la bonne chère, du bain des liens tricotés serrés et de nous-mêmes? Pourquoi faut-il avoir le sentiment d'avoir dérapé avant de vouloir se redresser?

Toujours est-il qu'aujourd'hui je suis partie de plus belle dans le découpage de mes jours, pleins de projets les uns plus concrets que les autres. Mais avant, fifille m'occupait jusqu'à ce qu'elle partait enfin pour l'Abitibi en début d'après-midi!

Ce soir, nous avons soupé avec les fils. Puis au cocon, je me suis installée pour étudier. Disons que je me suis surtout attardée aujourd'hui à décider de mon plan d'attaque. J'ai fouillé même dans mes notes de cours de l'an 2000, quand j'avais entrepris mon tout premier cours de chinois. Il me faut un système de repérage pour identifier les caractères chinois au fur et à mesure de mon apprentissage, sinon je ne m'en sortirai pas!

Dans l'un de mes deux livres sur la calligraphie, je trouve ce paragraphe: «C'est un peu comme le golf, m'a assuré un jour un calligraphe célèbre: un art dont la pratique est basée sur le souffle, la patience, et le sens de l'espace.» Voilà qui est dit! Justement, je recherche au creux de mes jours, comme dans les plis, et les mauvais plis de mon tempérament, le souffle, la patience et le sens de l'espace! J'y reviendrai ...

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