02 novembre 2006
L'hiver déjà!

Hier, la journée a commencé par les échos de clients heureux, ce qui partait bien la journée. Depuis deux jours, je m'efforce d'écrire des mails à des amis qui ne me répondent pas. Difficile de maintenir un même niveau d'échanges qu'en personne. Mais en personne, c'est le sens de l'hospitalité et de la courtoisie qui interviennent. Par mail, il y a la vie de tous les jours qui prend le dessus avant, et la disponibilité du moyen de communication. Je me suis rendue compte que chez les amis, il y bien l'ordinateur, mais le même appareil pour tous les membres de la famille et non, un ou même deux appareils, par personne, comme chez moi. Donc, il ne faut pas s'attendre à la même disponibilité.

Hier, je suis retournée en salle d'exercices aussi, une salle beaucoup moins bondée que la dernière fois. J'ai pu m'exécuter comme il le faut, sans toutefois toucher aux appareils d'étirement encore. En soirée, nous sommes allés rencontrer l'orthopédague qui conduit une démarche d'évaluation sur mon plus jeune fils. Le voilà soulagé de ce que nous nous épuisons à lui répéter: il est d'une intelligence supérieure à la normale. Il ne lui manque qu'un peu d'attention et de méthodologie. Il commencera donc un suivi avec un enseignant privé qui va le mettre sur la bonne façon d'étudier je l'espère. Toute cette démarche coûte, il va sans dire.

Justement, nous avons reçu notre première rentrée d'argent depuis cinq mois. Il était temps. Les dépenses courantes sur marge de crédit commencent à me peser. Me voilà encouragée pour me mettre aux différents tableaux excel incontournables à la planification budgetaire. Mais avant, il faut passer au peigne fin les habitudes de consommation. Je crois que je vais arriver à la conclusion de couper mes dépenses en librairie de moitié! Puisque je ne m'habille déjà plus et que nous allons déjà beaucoup moins au restaurant!

Aujourd'hui, je suis toujours en attente, puisque la jeune femme, nièce par alliance, qui attend des jumelles, devrait accoucher incessamment. Il n'est pas exclus qu'elle ne m'appellera pas au milieu de la nuit. Nous sommes allés à la campagne aujourd'hui pour corder du bois de foyer et en ramener aussi à son mari qui n'arrive pas à trouver du bois en ville. Et puis nous ne sommes pas restés dormir à la campagne au cas où elle part accoucher.

Il me semble que je ne suis pas allée à ma maison de campagne depuis longtemps. Une bonne neige glacée déjà sur la cour arrière. Dans les environs tout semble fin prête pour l'hiver. Je le remarque par les détails anodins, comme les jouets d'été des enfants qui trainaient sur les perrons, la table de pique-nique accueillante sur le parterre, la tondeuse mal rangée, ... Mais là, tout est net. Le voisin d'en face a incliné les tables de pique-nique et les a adossées sur le côté de la maison. Les autres aussi ont tout rangé, comme si la vie luxuriante de l'été, débordante de l'automne, est rentrée entre les murs, le dos rond, pour résister à l'hiver. Mais les connaissant, avec notre long hiver, la vie sortira son nez, et ses droits, au grand jour, comme à chaque année, dès que l'on se redise que l'on vit aussi très bien, en hiver!

Quand même, mon mari semble rassuré que l'huile de chauffage a été livré, et encouragé en disant que s'il y a catastrophe, nous pourrons tous (il veut dire le clan) nous retirer de la ville pour nous réfugier ici. Il disait cela alors que nous cordons du bois sur le côté de la maison. Mais il se leurre je crois, la famille a d'autres liens et d'autres attaches. Tout au plus, nos enfants, et encore, nos grands enfants ne suivront plus comme ça! Il me fait penser à l'histoire des trois petits cochons avec chacun sa maison, l'une en paille, l'autre en bois et l'autre en briques. Face au méchant loup, la nôtre n'est qu'en bois si l'on peut dire. Il y en a d'autres en briques. Mais, je sais qu'il veut dire que s'il y a catastrophes modernes et urbaines, oui, nous serons en sécurité à la campagne, mais loin de tout! Enfin, bref, en cordant du bois, c'est notre sang de colon qui parle, ou est-ce notre insécurité viscérale?

Depuis quelques jours, notre synchronicité est impeccable. Je pensais: «Je mangerai bien du sushi!». Trente secondes après, il disait: «Sushi. Veux-tu manger des sushis?» Encore aujourd'hui, je le cherchais dans la maison pour lui demander s'il veut que nous rangions la table et les chaises du patio. Et j'entendais du bruit dehors, c'était lui qui est entrain de ranger!

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