27 août 2006
Deux jours en parenthèse

Je reviens d'une fin de semaine, comme si je reviens de loin. C'est dire que je n'ai pas eu le temps de jongler, de penser, de m'impatienter. Surtout de m'ennuyer. Déconnection mentale mais fatigue physique.

Je sors d'un bain aux huiles de marjolaine, lavande et ylang-ylang. Et je finis de rattacher les boucles inachevées des perspectives. Ma fille est repartie cet après-midi vers l'Abitibi, avec le collègue qui a trouvé sa place au sein de la famille au cours de la fin de semaine, plongeant dans le lac avec mes fils, sirotant son vin avec les hommes, discret sans être effacé. Une de mes soeurs a amené une jeune fille d'Australie, elle aussi, charmante et discrète. Il manquait à l'appel, la famille d'un de mes frères, mes deux grandes nièces et un de mes fils. Mais il a fait un temps radieux hier. Les sept douzaines de blés d'inde furent à la hauteur des appétits. Les grillades, mes légumes, les chocolats belges ramenés de source par le mari de la jeune fille, devenue jeune femme, du Viêt-Nam. Tout est apprécié dans la bonne humeur.

Aujourd'hui, pluie et brume. Le beau-frère a annulé sa sortie de golf. Bouffe et re-bouffe jusqu'à ce que toutes les familles repartent une à une. Mais j'ai été sage, mangeant peu, si ce n'est qu'un abus en fruits. Mes parents sont repartis avec un de mes frères, mon père oubliant ses pantoufles.

Ce soir, j'ai retrouvé le cocon avec son silence. Et le clavier avec réticence. Pour des raisons que je n'ai pas envie d'élaborer maintenant. Avant j'aurai peut-être raconté plus en détails une fin de semaine comme celle-ci. Mais vous en avez déjà assez entendu. Et puis, je suis lue, peut-être plus que j'aurai voulu. Alors je devrais peut-être m'éloigner un peu du clavier. Et casser une certaine routine rendue trop machinale, banalisant ainsi la plume. Sans coquetterie, elle sera quelconque.

hier consulter les archives demain

retour à la page principale

--> 1