27 avril 2006
Mes trois chez-moi

Lourde nuit au cours de laquelle j'entend distinctement sa voix qui me dit: «Je t'aime, jeune fille!» Non, je n'ai pas rêvé. Au petit matin, je me bourre de Tylénol. Au petit-déjeuner, je prend double dose de vitamine C 1000mg. Puis je suis partie avec lui pour voir cette remorque qui nous sera bien utile pour déménager entre nos trois maisons. Un sandwich et un café plus tard, nous sommes partis directement à la campagne.

Ciel d'azur et fond froid. Quelques petits monticules de neige sale encore ici et là mais le lac est bien dégelé. Dans la maison rieuse, je me suis sentie bien tout de suite. Vivement un bon feu de foyer pour chasser la fraîcheur! Une sieste pour lui, une flânerie pour moi. Puis une petite jasette avec la voisine pour lui alors que je ne suis pas sortie sur la terrasse exprès pour ne pas avoir à causer justement.

Nous ramenons les pinceaux et les rouleaux en vue des travaux de peinture de la semaine prochaine. Déjà je commence à rassembler, en vrai et en pensée, ce qui me suivra dans le cocon. Perspective de retrouver une vie à deux. Je ne sais pas encore comment envisager la proximité de mes parents. Je pense même intégrer l'appartement au-dessus de celui que je veux occuper pour faire plus grand. Peut-être pourrai-je habiter avec tous mes livres? Peut-être pourrai-je faire faire le chemin inverse aux livres, c'est-à-dire les faire revenir en ville? J'essaie de ne pas faire les pas trop vite!

Déjà les fils prennent leurs aises. Avant, lorsque les copains et copines viennent pour les travaux de groupe ou pour passer du temps ensemble, ils font venir des pizzas. Hier soir, ils offraient à manger au copain et deux copines. Ce soir, un des fils prépare les spaghettis, la sauce et les saucisses et invite un copain qui l'appelle comme ça, de l'université tout près. Le perchoir deviendra la résidence et le relais étudiant, vous dis-je. Tant pis, en autant que ce n'est plus moi qui cuisine et qui torche, n'est-ce-pas?

Ce soir, je suis en pleine exploration de couleurs et de décoration intérieure. Avec tout mon bagage d'expérience de vie et de saveurs de chez-soi, je me refait un ménage, un trousseau presque. Imaginez que j'ai acheté sans le savoir, juste pour aider, un couvre-lit en courtepointe de cette entreprise louable. Quand j'ai payé, on m'a dit que le motif de la courtepointe, d'inspiration de la Nouvelle-Angleterre, s'intitule «Wedding rings», figurant cinq anneaux entrelacés, faisait partie de ce que toute jeune fille préparait dans son trousseau de mariage! D'accord, c'est comme si je me remarie ...

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