20 avril 2006
Le conte et la vision

Travailler hier après-midi. Travailler hier soir. Une longue marche de quarante-cinq minutes, tous les deux avec une voisine volubile. Une certaine détente!

Ce matin, nous sommes deux à aller chercher la copine de Sydney. Embrassades, échanges et photos, mais aujourd'hui je ne sens pas cet enthousiasme contagieux des retrouvailles. Presque un devoir, une obligation. Est-ce parce que j'ai eu ma dose de copinage, est-ce les atomes crochus qui seraient absents en ce moment? Est-ce le sérieux des discussions de la semaine dernière qui rend le babillage d'aujourd'hui futile?

Déjeuner chez la copine de Montréal puis je fais faire un tour de ville à la copine d'Australie. Mais le coeur n'y est pas. Je suis revenue au perchoir le temps d'un repas et de quelques mails.

Ce soir, le plus jeune ira chercher sa soeur qui revient d'Angleterre puisque nous, les parents nous serons au Théâtre du Nouveau Monde pour «Le projet Andersen». Je n'ai pas regretté d'avoir tenu bon pour voir absolument cette cinquième version de la création de Robert Lepage. Une belle combinaison des genres. Lisez les commentaires qui traduisent très bien la pièce.

Après la poésie de la pièce, les rudesses terre-à-terre de l'extérieur heurtent. Je me fige en silence. Ma fille est revenue, volubile. Je la regarde, comme de très loin. Il me semble que je peine dans ma peau.

Pour ne pas rester sur cette impression pénible, notons ceci: J'ai croisé aujourd'hui une très belle rousse. Je crois que j'en ai jamais vu une aussi parfaite. Chevelure flamboyante tressée sagement, teint diaphane, yeux verts, blouse écrue sans manche, enceinte. Une vision. Elle traversait le flot des voitures sur la rue Sherbrooke, comme une Diane marchant sur les eaux.

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