04 avril 2006
Vraiment chez moi

C'est très structurant de faire du ménage. Dans ses papiers, dans la maison en même temps. On a l'impression de faire du ménage dans sa vie. Tout semble s'éclaircir, au fur et à mesure que la surface du bureau se libère, que le dépôt de papiers à recycler se remplit et se vide.

Je n'ai pas bougé du perchoir de la journée, mais je n'ai pas chômé. Des dossiers cheminent vers leur phase de clôture. J'aide mon mari à démêler les chiffres dans un autre. Je vote électroniquement à l'association professionnelle. Je paie électroniquement une contravention.

Mon plus jeune fils est allé passer, avec succès, ses examens de conduite avec ma voiture. L'occasion pour moi de me rendre compte que je me promène depuis octobre passé, sans les papiers d'assurance et d'immatriculation automobiles. Aucune idée où ils peuvent être!

Manger santé. Boire beaucoup de thé vert. Acheter avant souper une table de travertin ronde pour le futur cocon. Parler de budget d'opération du perchoir qui deviendra résidence estudiantine en mai ou juin. Contempler la mine réjouie des trois étudiants en titre avec plaisir et échanges de regards complices avec leur paternel. Il me semble que j'émerge d'un marasme existentiel quelconque, couplé d'un épuisement émotionnel. Penser à moi, nous, ma famille nucleus, me repose du clan, de la collectivité, du monde.

Tapis de neige dehors. Déjà la ville s'adoucit, les bruits urbains continuent à pas feutrés. Je refais provision pour un mois de médicaments. Un petit tour de voiture pour estimer dans le calme les quinze minutes de distance entre perchoir et cocon. Mentalement, je jauge les soixante minutes entre refuge et perchoir, peut-être soixante-cinq entre refuge et cocon. J'arpente mon territoire intime ...

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