23 août 2004
Le chiro et le turbo

Le chiro que je viens d'adopter la semaine dernière me dit le plus sérieusement du monde que je porte trop dans ma tête (qui pèse plus de dix kilos) qui elle en demande trop aux deux vertèbres cervicales. Qu'il y a en plus un turbo dans ma tête qui n'arrête jamais. Que mon système nerveux est boiteux et que je n'ai plus de réserve. Et que je ne fonctionne que par mon caractère volontaire en ce moment.

Ce matin, il m'a fait le grand "crac" que je n'ai même pas senti ou entendu, seulement la partie supérieure de la table sur laquelle j'étais allongée sur mon côté gauche, a descendu sur la poussée des mains du chiro, en faisant un claquement sec que mon mari (qui a assisté à la manipulation) a comparé à une guillotine qui tombe. Ensuite, l'assistante m'a tenu la tête alors que je marchais droite comme un robot jusqu'à une salle de repos où j'étais restée allongée pendant une heure.

Je vais bien. Comme j'ai bien compris que ma tête pèse l'équivalent d'une grosse boule de quilles, je vais adopter la prescription du docteur que je vois deux fois la semaine pour l'instant: déposer ma boule de quilles sur un oreiller trois fois par jour, vingt minutes à la fois. Il me dit encore que la prescription est non négociable dans mon cas, ce n'est pas une fois ou deux, ni dix minutes ou quelque chose comme. Pour le turbo, il a dit qu'il faut faire des choix ...

Ce soir, retour à une normalité: nos fils et nous soupons ensemble d'un choux-fleur gratiné, de purée de pommes de terre et de steak. Père et fils adorent un tel menu. Je parle du chiro et de l'explication de mes faiblesses. Mais je ne vais pas abuser de la position assise ou debout, surtout le cou bien penché sur le clavier. Et je fais barrage au turbo en me défendant de penser à tout ce qui se passe, ou ne se passera pas, si j'adopte un air d'aller plus tranquille.

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