13 août 2004
D'un pouce à une lieue

Hier je disais que mon ménage n'avançait pas d'un pouce. Aujourd'hui, il a fait une lieue! Puisque les lieux ne sont plus les mêmes: nous sommes très bien installés dans la petite pièce, je trouve. Naturellement, la chambre de mon fils n'est pas faite et toutes ses affaires s'entassent au salon. Mais nos ordinateurs fonctionnent, les filières sont triées, les boîtes de récupération de papier s'empilent et la déchiqueteuse arrive même à se coincer, n'avalant pas assez vite tout ce que je lui fournis!

Le vestibule est encombré toujours, douze heures plus tard (eh oui, nous ne nous sommes arrêtés que pour manger, et nous avons beaucoup trié), quand ma fille est arrivée de son nord. Elle sera en ville pour une quinzaine de jours. Drôle de retrouvailles! Partie par monts et par vaux, je ne me suis pas vraiment ennuyée d'elle, sauf quand nous étions à Myrtle Beach. Maintenant qu'elle est là, c'est un peu bizarre, surtout parce qu'elle arrive avec une agressivité nouvelle que nous ne comprenions pas. Mais cela s'explique par la suite: milieu d'hommes où il n'y a que deux filles, les deux plus jeunes en ancienneté, alors les conditions d'emploi se font charcuter. Elle vient de mettre son petit poing sur la table ... on verra bien.

Depuis toujours, nous sommes travailleurs autonomes dans un milieu libéral, à mille lieues de ces environnements de travail où le profit dicte à la comptabilité, qui instruit les ressources humaines, qui à leur tour trafiquent les bénéfices marginaux des employés qui quittent, crient ou subissent. Alors qu'elle crie, nous ne savons pas encore si elle fait le poids!

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