09 août 2004
C'est la vie

En me dépêchant de confectionner l'entrée d'hier, j'ai tout à fait effacé celle du 6 août. C'est la deuxième fois que cela m'arrive en cinq ans. L'autre fois, un lecteur me l'a retrouvé quelque part, perdue dans le cyberespace. Cette fois-ci, y-a-t-il quelqu'un qui sait comment faire? Merci.

Aujourd'hui, je me dépêche de reprendre mes affaires associatives, me sentant en retard, puisque le mois d'août est bien entamé, mais voilà, mes interlocuteurs sont toujours absents ou à peine revenus à leur poste, ce matin même. J'ai l'air trop zélé, peut-être ...

Lessive monstre. Tête sérieuse chez les fils qui recommencent les classes dans dix jours. Déjà ils essaient de sortir de l'été pour entrer de plein pied dans l'automne. Je fais toujours mon topo de mère et de guide. Moi aussi je fais sérieuse, en essayant de ne pas faire la morale.

Il me tarde de recommencer à lire et écrire bien installer dans un fauteuil quelque part, mais j'ai besoin de consolider mon emploi du temps avant. Comme si, il me faudrait enjamber bien des encombrements, avant de pouvoir faire ce que je rêve de faire: méditer, reprendre mes cours de mandarin, tricoter, coudre, en plus de lire et écrire. Mais avant, il y a les dossiers, les enfants, le clan, la santé, la cuisine, etc.

Entretemps, il y a aussi les enfants des autres, copains et copines de mes enfants. Tenez, ce soir, nous sommes allés au cinéma voir "The manchourian candidate". Les fils devant recevoir quelques amis, tranquillement, ils me disent. Bon! À notre arrivée, une voiture étrangère occupe ma place dans l'entrée de garage, au perchoir, une odeur de cigare flotte (un fils à papa vient de détrousser son père je crois!) et, dans la montagne de lessive que je plie, je viens de découvrir des vêtements qui me sont étrangers! L'équivalent d'une brassée de lavage passée en douce en mon absence! Ce coup-ci, ce n'est pas un fils à papa, mais c'est peut-être un qui vient de partir de chez lui, volontairement ou non, (peut-être crèche-t-il en bas, en catimini?) et que mon fils vient de nourrir d'une pizza? Oui, ce fils apparemment zélé qui m'a aidée, juste avant que je parte! Incidemment, hier nous parlions du nombre estimé de leurs copains. À trois, je pense bien qu'ils totalisent près de cent, parmi ceux-là, les amis proches sont bien une quarantaine! J'imagine bien, nourrir, laver et héberger une demi-douzaine des enfants des autres, si nous leur laisserons le perchoir libre en ce moment! Non, je ne suis pas nécessairement fâchée, seulement, il faut considérer toutes les éventualités.

En ce moment même, deux petites filles sirotent mon jus d'orange dans la cuisine. Bah, elles prendront moins de bière. Passe mon fils. Voilà, je viens de lui redire que c'est tant pis pour le cigare, mais pour la drogue, c'est tolérance zéro sous mon toit!

Comme vous le voyez bien, terminer d'élever ces fils, c'est encore un encombrement de taille, surtout si, au passage, il y a les enfants des autres en prime.

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