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Comment vous dîtes déjà, jeunes et moins jeunes, pour parler de situations saugrenues. Rock'n roll, vous dîtes? Et bien c'est ça! Soirée rock'n roll pour moi! Pour commencer, j'avais rendez-vous à 17h30 dans le sud-ouest de Montréal (ville de Lasalle pour le moment, mais au 1er janvier de l'an prochain, ce sera un arrondissement de la grande ville de Montréal). À l'heure que c'était, j'avais la nuit qui est déjà tombée sur la ville, le flot du retour des travailleurs et des routes que je ne connaissais pas trop. Mais enfin, tout va très bien, j'ai signé un contrat et reçu une pomme de la cliente en guise de repas, parce qu'en sortant de là, j'allais directement vers l'est de Montréal pour un autre rendez-vous. Tout va très bien toujours, je ne me suis pas trompée dans cet autoroute en lacets, même je profitais de quinze minutes d'avance sur mes prévisions. Dans l'est, aux abords du tunnel qui m'aurait conduit à la rive sud si je m'étais trompée dans les dédalles, pour bien faire, je me suis garée sur une bretelle pour consulter mes papiers et téléphoner en même temps à la cliente que je devais rencontrer bientôt. Et ... savez-vous ce qui était arrivé? Non, je ne me suis pas fait emboutir! Non, la police n'était pas arrivée, gyrophare en action. C'était bien plus innocente que ça, comme aventure! Mes lunettes, que j'enlevais et remettais alternativement, jonglant avec ma myopie qui se tiraille avec ma presbytie, mes lunettes ont perdu une vis qui tenait le verre droit! Le verre était sorti de la monture et le vis tout-à-fait ... dévissé! Me voyez-vous, assise dans l'auto, au milieu de nul part, avec manteau et poncho, une main sur le volant et l'autre qui essayait de maintenir le verre en place, sans perdre la petite vis! Toujours d'une main, j'ai arrêté le moteur, ouvert mon sac et mon porte-monnaie pour sortir le tout petit tournevis (oui, c'était déjà arrivé dans des circonstances beaucoup moins critiques, alors, prévenante, j'ai même le tournevis avec moi!). Sous la faible lueur de la rue, la myope que je suis, tentais de revisser la fameuse vis qui, au moment même où je me disais qu'il ne faut pas que je la perde, était tombée quelque part. Pas sur le siège, pas sur mon poncho noir, alors sûrement dans la rue quand j'ai dû sortir de la voiture pour chercher un peu! Que faire, alors que je ne pouvais plus conduire et que je vais être définitivement en retard, ce qui affectera très certainement les deux autres rendez-vous qui suivaient. D'abord, comment m'en sortir? J'aurai pu téléphoner partout et tout décommander, et appeler au secours mon mari qui traverserait la ville pour venir me tenir compagnie ... J'ai plutôt téléphoné à mon frère qui demeure un peu plus au nord, à cinq minutes de là. Heureusement il y était! Ensuite j'ai conduit d'une main, de l'autre je maintenais mes lunettes (et le verre!) en place, là où elles doivent être, rembarquant sur l'autoroute, prenant une autre sortie, etc. pour arriver chez lui. Mon frère est venu chercher un peu, puis il a conduit à ma place pour m'amener au centre commercial tout proche pour trouver un lunetier. On partait sur les chapeaux de roue, au coin de la rue, on croisait mes parents qui s'en venaient à pied pour rendre visite à mon frère. On s'arrêtait vite pour les avertir ... Ma mère, bien énervée, insistait pour nous dire d'aller à tel lunetier qui fait de nouvelles lunettes, prêtes en un jour (!). Mon père, en une fraction d'égarement, comme c'était mon frère qui était au volant, avait oublié les lunettes (la vis, la vis!) pour croire que c'était une histoire d'auto, alors il me disait de prendre son auto (!!). Enfin on est parti pour le centre commercial qui était bien fermé parce que nous sommes mercredi et que tout est clos à 18h. Comme nous étions énervés! Bon, qu'est-ce qu'on fait? Là, j'étais en retard et mon frère a autre chose qui l'attend, il ne pourra pas me servir de chauffeur! J'ai téléphoné à la cliente pour lui proposer de tout annuler. Mais elle doit partir pour New-York vendredi, tout tomberait à l'eau, et il n'y a personne chez elle pour nous conduire non plus. Je lui ai donc dit de m'attendre et que j'y serai dans vingt minutes! On revenait vite chez mon frère qui a dévissé ses lunettes pour me donner sa vis! Le temps de ramasser cartable, sac, lampe de poche, etc., me voilà repartie! J'étais quelque peu en retard, madame ma cliente était imperturbable. Nous avons pu faire la tournée. À 21h, je l'ai redéposée chez elle. Tout est rentré dans l'ordre. Le plus incroyable c'est que je ne crois pas que j'aboutirai à quelque chose avec cette cliente qui m'a peut-être fait marcher. Quand même, pour ma part, j'ai fait ce que je devais faire, à travers toutes ces péripéties. Quand je travaille, l'envers du décor c'est que c'est table rase sur beaucoup de choses importantes pour moi personnellement. Je n'ai pas mangé comme je dois, régulièrement et sainement, le reste de la famille, non plus. Mon taux de glycémie aussi en souffre! Le stress le fait fluctué. Et mes yeux! Et ces lunettes! Ahhhh! Quoi de neuf, sous le ciel gris? Rien, sauf que là je suis vraiment lasse et il est très tard, après cette soirée. Même, nous voilà au lendemain, à 2h35 du matin! Jeudi devrait être pareil comme mercredi, sauf pour les péripéties de la vis de mes lunettes! hier
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