17 juin 2001
Les pères

Matinée tranquille dehors sur la terrasse, le père de mes enfants et moi-même, étions tous les deux sur une vieille causeuse en osier, à la peinture toute écaillée. Abrités sous le beau canopy que nous venions d'installer, cachés du regard des garçons là-haut dans leur chambre (mais ils sont à portée de voix, n'oublions pas!), une main se glissait sous mon chandail ... Quand le père est content, l'amant qui sommeille, ... se réveille!

En après-midi, sur le chemin du retour en ville, je proposais que nous nous arrêtions manger à une jolie place sur la rue principale à St-Sauveur. Je voulais que les garçons connaissent quelque chose de nouveau. Ces derniers protestaient (par la voix du seul qui s'est prononcé, en fait!): "À La Belle Province- fastfood - ça fait longtemps que nous ne sommes pas allés!" Bon, si c'est ainsi! Le père ne disait rien, mais approuvait je crois (il pensait sûrement faire simple et moins cher!). Manque de pot, à cinq, avec quelques hardiesses, la petite facture graisseuse montait à plus de quarante dollars. Le père était si surpris qu'il a vérifié et recompté plus d'une fois! Ha!

En ville, mon père venait souper, avec ma mère bien sûr, et ma fille! Grillades et salades. Pour la première fois, j'ai réussi ma vinaigrette. Souper parfait où les pères ont apprécié, le vin et tout le reste. Tout, sauf des cadeaux emballés dans du papier fleuri! Parce qu'ils n'en ont pas reçus! Le père de mes enfants est content, lui qui n'aime pas qu'on dépense pour rien! Mon père lui, est sûrement fatigué des fringues qu'on lui achète toujours, à toutes les occasions. Alors j'espère qu'il a apprécié le petit rien, non emballé, mais si présent dans l'atmosphère de ce souper: doux contentement d'une vie bonne et bien remplie, complicité familiale, filiation naturellement bien assumée.

Tard hier soir, l'amant a repris ses droits ...

hier consulter les archives demain

retour àla page principale

1