13 juin 2001 Faux plis
Un réveil en sursaut parce que j’ai encore oublié un rendez-vous hier! Vite au téléphone pour m’excuser mais le client ne s’en fait pas, son dossier étant arrivé à la phase de finalisation et ma présence plus courtoise que nécessaire. Cette manie d’oublier des rendez-vous, j’espère que ce n’est pas un faux pli qui s’installe mais plutôt un cri inconscient pour des vacances prochaines.
L’autre faux pli possible c’est le fait que mon mari et moi, tous les deux, nous avons oublié nos téléphones portables ce matin. Quand nous nous sommes rendu compte, nous nous regardons et la même réflexion fuse : « On ne veut plus travailler, vivement les vacances! » Nous sommes quand même retournés chercher les téléphones pour ensuite … les oublier encore dans la voiture! C’est symptômatique, non?
Dernier faux pli avoué aujourd’hui : depuis deux soirs, je mange avant de me coucher, pourtant je pensais avoir réussi à gommer cette manie! Ah, les derniers milles sont difficiles avant les vacances!
Par ailleurs, quand il fait beau et chaud comme aujourd’hui, je trouve que c’est terrible pour les jeunes à l’école. Eux aussi, ils sont atteints d’écoeurantite comme nous, en plus ils ont les examens finaux qui comptent souvent pour 50% de leurs notes au bulletin … Le tout dans la chaleur, la mauvaise ventilation, les fenêtres ouvertes laissant entrer tous les bruits environnants… Rien pour la concentration, quoi!
Quand même, me voici à mon refuge du nord : mon mari est dans le lac et moi ici avec le premier billet écrit dans le nord! L’ordinateur ronronne, je n’aurai pas besoin d’avoir un chat! Par la baie vitrée et de toute part, la lumière rentre à flots, si bien que l’écran me semble bien sombre et mes yeux cherchent les lettres et les mots comme pour me rassurer. Je ne suis pas encore habituée d'écrire ici, au lieu de regarder ciel et terre et ne rien faire d’autre! Mais bientôt j’écrierai ici chaque fois que j’y serai. Un pli que j’espère authentique et beau, surtout pas faux!
Ce soir, souper à six à la maison, dans mon perchoir. Autour de la table, les moineaux ont vidés tous les plats: une grosse salade avec de l'omble de l'Artique fumé (cadeau de la mère-belle de ma fille), du pain et des pâtés, deux grosses omelettes aux champignons! Avoir mes enfants autour de moi, à table, voilà un pli que je tiens beaucoup, un pli permanent, j'espère!
hier
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