07 juin 2001 Pivoine et soleil
Du jardin de ma mère, des pivoines resplendissantes dans un vase tout simple ornent ma salle à manger depuis hier. Elles sont si belles qu'elles m'ont fait oublier ma fameuse théorie sur les fleurs coupées donc mortes ... Et puis ce soleil tant attendu m'a rendue de fort bonne humeur! J'étais tout sourire au coiffeur ce midi et je me sentais libre et tranquille en marchant sur le trottoir, avec mes cheveux noirs et courts.
En après-midi, passent chez moi, le cousin de mon mari et sa femme, pour ramener la tante. Un cousin du même nom que mon mari, du même âge, vivant dans la même ville, qu'il ne voit que très très rarement ... Ce ne sera pas la relation entre mes enfants et leurs cousins, je m'en assure!
En soirée, je rapièce un dossier comme on fait avec un casse-tête. Tant que les pièces s'emboîtent doucement, tout va bien, jusqu'à ce que un morceau manque à l'appel, entretemps, tout va bien. Quand le dernier morceau se placera en septembre, je serai rassurée! Pour le moment, je stresse ... et je me répète que j'ai besoin de vacances ... je me dis même que je vieillis, que je ne peux plus prendre de stress. À moins que ce soit parce que je suis trop consciente des risques de dérapage, alors je stresse même si ça dérape rarement ...
Ce soir, je m'exaspère pour les changements que geocities apportent sur leur "file manager" ... Pourquoi, j'écris si gros et si carré, alors que je n'ai rien changé ... Je suis lasse et paresseuse. Peut-être devrai-je trainer les pivoines avec moi, et mettre le soleil en bouteille en réserve. Je veux la paix dans le sens le plus strict du terme. En ce moment, la tante, mon mari et une belle-soeur sont sur la terrasse entrain de bavarder et je n'ai aucune envie d'aller les rejoindre. Faire l'effort de bavarder, c'est une punition en ce moment. Mais je ne peux pas quand même prétexter un travail sérieux quand j'écris plutôt mon journal ... Alors, envoyez-moi du soleil encore et des fleurs, s'il-vous-plaît!
hier
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