23 juin 1999
Compte à rebours

Cinq jours sans vous donner des nouvelles mais cinq jours bien remplis! D'abord, dimanche dernier, pique-nique du clan au complet au lac des Castors. La température était de la partie avec un beau ciel bleu, une petite brise et une absence de chaleur providentielle. Grande journée paisible où les parents devisaient, où les enfants chamaillaient et piaillaient. Le tout fut clôturé par un souper au resto chinois de la rue Van Horne, en trois grandes tablées, celle des enfants qui fut servie en priorité, celle des parents (des grands-parents en fait) avec la moitié des enfants (plutôt, des parents des enfants de la première tablée) puis celle des chaises hautes (parents avec leur bébé). En somme, une journée idéale pour nous décrocher du quotidien et commencer le compte à rebours pour les vacances. Comme digestif dans la soirée, un coup de fil par satellite en provenance du Grand Nord est venu nous rassurer sur le sort de notre fille au pays de la toundra.

Lundi, sept pages de lettres de notre fille.... ma semaine est comblée avec cette lecture tant attendue. Mardi, bon travail le jour, souper à quatre sur une terrasse du Vieux-Montréal en soirée. Mercredi, virée à St-Adèle pour un lunch en bonne compagnie et un souper "bouffe-bourrage" chez mes parents. Là c'est trop et ce n'est plus nécessaire de sauter sur la balance au saut du lit demain matin, les boutons de ma jupe menacent de sauter en grève bien avant la protestation de la malheureuse balance. Encore trois jours et nous lèverons les voiles!

Les écrits du Tisserand au 20 juin étaient si beaux et émouvants! Mais, deux jours après, sa peine d'amour est venue comme une déception pour moi et une détresse pour lui. J'ai envie de lui dire deux mots de compassion, mais les mots d'une inconnue sont de trop. J'espère qu'il ne laissera pas les écrits trop longtemps car nous ses lecteurs seront plus fidèles que Pénélope elle-même. Par ailleurs, ses écrits ne le quitteront pas, comme sa Ella.

Je ne vous ai pas encore dit que j'ai revu mon médecin et réglé mon compte sur la question de ma supposée dépression nerveuse. Elle prend bien mes arguments et j'ai bien passé mes idées sans reprocher sa conclusion rapide de notre dernière rencontre. Par contre, j'ai du poids à perdre, nous sommes bien d'accord.

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