17 juin 1999
Vive les vacances

Aujourd'hui, les garçons ont terminé leurs examens de fin d'année. Nous nous sommes tellement sentis libres que nous ne savons plus quoi faire. C'est bien la première fois que nous sommes pratiquement prêts à partir en vacances alors que le départ n'est que pour samedi le 26. Curieusement, plusieurs projets se sont placés dans l'orbite de réalisation pour le retour, le reste de l'été et pour l'automne.

Mon plus jeune fils est déterminé à repasser l'examen pour aller au collège de ses frères. Il veut tellement que cela va marcher. Conclusion: objectif de lecture fixé pour toute la famille, même pendant les vacances. Les plus vieux sont fiers de terminer leur année et se sont offerts une soirée de "veille": l'un s'installe sur le balcon, en robe de chambre, à 23 heures (naturellement, il n'a pas veillé longtemps parce qu'il roupillait déjà, quinze minutes plus tard :), l'autre invite son benjamin à venir camper en sac de couchage dans sa chambre... Pour l'ambiance, ils ont mis "Notre-Dame de Paris" à haut volume. Au retour de sa petite marche quotidienne avec moi, leur père a oublié la célébration des vacances, levé le ton, sur le point de gronder, mais je l'ai retenu à temps. Je commence dernièrement à lui dire de lâcher les rênes un peu et de leur laisser s'affirmer. Je pense que s'ils sont trop dociles à la maison, ils peuvent être moutons à l'extérieur, ou bien tout à fait rebelles plus tard. Papa, parfois, veut trop que ce soit comme il l'entend seulement...

Je viens de donner deux matinées au collège pour faire de la surveillance aux activités de revente des manuels scolaires usagés, directement par les élèves à d'autres élèves ou aux nouveaux. Curieusement, cela m'a plus intégrée au collège que les rencontres de l'association des parents depuis le début de l'année.

Par ailleurs, trois incidents à vous raconter: j'ai trouvé la météo à Kuujjuaq par le Net et j'ai "bookmarké" le site. J'étais contente, je me sens plus rapprochée de cette place inconnue qui abrite ma fille dans ses horizons.

Deuxièmement, j'ai accompagné mon mari pour aller acheter ses bottes de "cow-boy" de babyboomer. Grand garçon tout comme les autres "petits" garçons de la famille, il sortait de la boutique avec ses souliers neufs dans les pieds (les vieux dans la boîte, la boîte dans le sac au logo du "Sceaming Eagle" et le sac balançant nonchalamment au bout du bras, jusqu'à la voiture).

Troisièmement, j'avais reçu un gros bouquet de fleurs d'un cliente. Cela m'a fait plaisir de l'avoir reçu parce que c'est la preuve que mon travail est apprécié. J'avais disposé les fleurs soigneusement dans mon plus beau vase il y a cinq jours. Depuis, je ne les ai pas admirés, ni sentis, ni changés d'eau. Aujourd'hui, j'ai jeté les fleurs fânées; l'eau du vase puait vraiment. J'ai pu vérifier que réellement je ne tiens plus du tout aux fleurs coupées, ces fleurs mortes, ces accessoires d'enbaumeur! Validation donc de mes affirmations au 22 mai à ce sujet!

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