10 juin 1999
Douceurs et bonheur de vivre

Une belle journée hier! Mon mari était parti au golf et soupé sur place hier. Repos pour moi donc! Nous travaillons ensemble, alors parfois c'est bon de se détacher un peu. J'avais commencé la journée sur la nausée de la grosse journée d'avant. Mais plus la journée avance, mieux j'allais.

Depuis près d'un an que je prends du recul, probablement suite à ce que j'avais écrit il y a deux jours, un déclencheur était arrivé le matin dans le courrier. C'est banal, ce n'était que le catalogue des articles de renforcement positif pour les entreprises. En le feuilletant, cela avait déclenché en moi le goût de "reprendre les armes", de repartir à la conquête de plus d'abondance et d'aisance. Quelle différence avec le discours des derniers mois! Alors donc, tout s'enclenchait, je choisissais même des tasses à café avec images et messages de motivation pour la maison! En anglais en plus, en me disant que c'est bon pour renforcer l'usage de l'anglais aux garçons qui étaient réfractaires jusqu'à tout récemment. Toute la journée, c'était clair pour moi, il n'y a plus de barrière dans rien. Étrange sensation de bien-être que je savoure encore. Ce n'est pas de l'adrénaline, l'action n'y était pas encore. Mais le sentiment d'un renouveau. Une phase de tourner, une autre commençait glorieuse déjà.

J'étais heureuse de m'occuper des garçons: souper à quatre, télé fermée, études pour les examens finaux dans le calme pour les plus vieux, lecture à deux dans le même livre avec le plus jeune, puis musique de "Notre-Dame de Paris" dans le salon. J'étais heureuse debout au milieu du salon, enlacée par les jumeaux qui me dépassent au moins d'une tête. Je les écoutais chantonner, surprise de constater qu'ils connaissaient les paroles. Surtout mon "sourire-soleil" (surnom que je donne à l'un des deux)! Nous ne sommes pas vraiment consommateurs de musique, mais nous avons adopté certains disques. La musique et les chansons du film "Les uns et les autres" de C. Lelouch nous berçaient dans la voiture, tout le long du voyage d'aller et du retour à Myrtle Beach, en Caroline du sud, l'été dernier. Les chansons de "Évita" nous faisaient oublier la route lors des navettes Québec-Montréal. "Notre-Dame de Paris" remplit nos fins de soirée pour l'instant.

Maintenant que la grande fille est en orbite, elle qui a toujours été nourrie de théâtres, de concerts et autres, c'est au tour des garçons. Vu qu'ils ont pratiquement tous le même âge (eh oui, trois à l'intérieur de 11 mois!), l'aisance financière est nécessaire si je veux qu'ils reçoivent ce que nous avons donné à leur soeur. Alors peut-être "Les Misérables" ou "Notre Dame de Paris" bientôt pour les garçons... Quatre ou cinq billets! Ça me fait penser à cette période où nous étions plus que "cassés". Les garçons étaient jeunes, alors que leur soeur avait été 3 ou 4 fois à Disney World avant l'âge de 7 ans, eux non, jusqu'à il y a 3 ans. Tous les six, en avion, à Orlando pour une semaine. J'avais visualiser nous six, sur toute une rangée de sièges en avion pendant si longtemps. Je l'ai eu. Les garçons aussi. Pour m'apercevoir qu'ils n'étaient pas aussi disney-fanatique que leur soeur. Ils sont plus de la génération des Robotcops que de Mickey mouse. Ils ont beaucoup apprécié. Mais depuis, ils n'ont jamais demandé quand est-ce qu'on y retourne...

Je suis bien consciente que je sonnes "bourgeoise" mais que voulez-vous, de nos jours, on n'est plus bourgeoise par héritage, mais par choix!

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