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Une épluchette de blé d'Inde en formation réduite mais joyeuse et sans délire. De bonnes nouvelles en perspective, c'est ce qui compte. La copine de fils benjamin est présente. Ils sont même restés pour la nuit. Le plus jeune de mes frères aussi. Le lendemain, la petite famille de son fils est arrivée pour le lunch, apportant même des fleurs pour moi. Je n'ai pas tant cuisiné mais lavé la vaisselle au fur et à mesure oui.
Le Machiai est construit. Je ne trouve pas encore le mot juste en français pour le désigner. L'antichambre d'une maison de thé inexistante c'est ce qui le désigne le mieux. Je ne me suis pas hâtée pour avancer le jardin de thé qui l'entourera mais je jongle quand même sur les pierres de rivière, les pas japonais, les petites clôtures de bambou, une lanterne japonaise et un vasque de bonne taille.
Malgré les nuits plus froides, un temps idéal, un soleil doré, des brises salvatrices. Et pour nous, de l'espace de temps qui se distille. Non pas du temps à perdre mais à savourer. Les amitiés s'éloignent imperceptiblement puisque le moi me suffit. Quand même, des soupers entre amis significatifs, il y a quinze jours, il y a une semaine et encore dans deux semaines. Un cercle d'amis du nord qui se construit doucement alors que la petite bande de bonsaïstes s'estompe. Et puis, fait rare de nos jours, nous sommes invités à un mariage ce samedi.
La saison culturelle a failli démarrer déjà avec le spectacle-fleuve de Robert Lepage, «Les sept branches de la rivière Ôta» mais le bâtiment du TNM a subi une incendie. J'espère qu'on ne va pas reprendre la pièce pendant notre voyage d'octobre. Demain soir, nous serons au Rideau Vert.
Le 26 août, il faisait gris et maussade toute la journée, raison parfaite pour allumer ce bon feu de foyer.
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