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Tailler cet orme dans ma cuisine en jonglant avec l'idée qu'il pourra être un shohin donc de moins de vingt-cinq centimètres
Je Lui disais que je ne sais pas si il peut comprendre ce que je vais lui dire: en taillant et soignant ce petit arbre, il y a une connection qui s'est créée entre l'arbre et moi. Deux jours plus tard, il m'habite toujours à distance.
Deux jours en ville donc à visiter les cousines venues d'ailleurs pour les derniers instants et les funérailles de leur mère. Mais aussi pour le post mortem par zoom de l'exposition. Je ne suis pas au conseil d'administration mais j'avais pris la responsabilité du montage de la salle d'exposition. Je crois que j'ai trop parlé à la rencontre zoom, ce qui m'a quelque peu perturbé la nuit qui a suivi.
Ma voiture est au garage, non pas qu'elle ne fonctionne pas mais ce sont les ailes avant que j'ai accrochées à quelques reprises qui commencent à faire pitié. Des réparations nécessaires mais qui ne garantissent pas que je ne les abimerai pas encore pour autant!
J'ai commencé à lire «La femme qui fuit» d'Anaïs Barbeau-Lavalette, un livre captivant dès les premières pages. Assise dans mon fauteuil de lecture dans mon boudoir en ville, je suis en paix avec moi-même.
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