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Hier je suis allée à Saint-Lazare faire du rempotage chez le mentor, avec des gants jetables et mon sandwich au saumon rose que j'ai mangé dans le studio, sans aller dans la maison comme d'habitude. Avec nos outils séparés et nettoyés. Mon mentor a même nettoyé la toilette utilisée aussi par les ouvriers qui font les rénovations à l'étage, et désinfecté la table tournante pour bonsaï qui a servi à mon repas. Et ramené des tasses de thé chaud de la maison. Des délicatesses que j'apprécie.
Entre nos deux maisons, c'est du ménage, triage et délestage. Le sofa-lit et la grande télé à la campagne attendent l'émergence de la remorque du talus de neige qui a fondu passablement pour être déposés à la décharge.
Ma copine des sorties en pépinière spécialisée jongle avec l'idée de ramener sa vieille mère chez elle pour la durée de la pandémie. Nous n'allons pas visité la mienne non plus. Le rendez-vous télévisuel avec le premier ministre et le directeur national de santé publique de 13h chaque jour est devenu incontournable.
Ignorant le stress et l'inquiétude chez les humains, le ciel demeure radieux, le soleil doux et rassurant. Voilà pourquoi les insouciants dérogent quand même aux consignes de distanciation sociale, devant l'ennemi invisible.
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