26 septembre 2019
Comme une transhumance

Hier soir, après ma journée de travail chez le mentor à nettoyer les troncs vermoulus de bonsaïs avant de les traiter à la bouillie soufrée, nous sommes partis à la maison du nord pour y passer la nuit. Aujourd'hui, à la pluie battante nous avons amené une bonne partie de mes arbres à la pépinière où ils vont hiverniser jusqu'au printemps prochain. Beaucoup de conduite à la pluie et au mauvais temps! À notre retour en milieu d'après-midi, miraculeusement, le soleil est revenu. Mais Lui a mal au dos après quelques heures dans ma petite voiture et moi aussi pour d'autre raison. À boiter sur ma jambe pas tout à fait rétablie, j'ai déboité quelque chose dans ma structure, coinçant le nerf sciatique. Une série de massages sera tout à fait indiquée.

Je n'ai pas encore fini avec cette migration saisonnière des arbres. Les pins sont en attente d'un atelier, les thuyas aussi pour un tout nouveau stage avec un spécialiste français. Et les ormes? Une place dans le prochain voyage voilà tout. D'ailleurs, j'ai envie de tenter l'expérience d'hiverner les deux ormes qui ne sont pas encore formés en bonsaï dans la cave de la maison de campagne. Les conditions sont presque acceptables malgré que mon mentor me le déconseille. Mais voilà, vais-je avoir une place pour eux dans le coffre de voiture du prochain voyage?

Les engagements d'octobre se bousculent à la porte de l'agenda. Mais il faut quand même que je m'occupe de ces nouveaux clients qui m'ont dénichée sur la toile, tout en donnant un coup de main à Lui qui aimerait bien trouver chaussure au pied de ces autres clients qui s'impatientent. Au fait j'ai des accès d'envie de travailler alors que je dis toujours que je suis en pré-retraite. Non pas pour travailler d'arrache pied mais tranquillement, comme une eau sous roche.

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