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Revenir lentement à plus d'autonomie dans mes déplacements. Je suis allée visiter ma mère cette semaine, visite hebdomadaire interrompue depuis ma fracture et mon opération. Je craignais qu'elle en soit trop affectée, d'autant plus que mes déplacements étaient difficiles. Mais elle m'avait vue au mariage il y a deux semaines, ensuite chez ma soeur. Chaque fois c'est comme la première fois, elle avait oublié la fois d'avant.
Depuis deux jours, j'ai le feu vert pour mettre tout mon poids sur la jambe opérée. Il en résulte un encouragement incroyable. J'ai remis les coussins au salon à leur position habituelle en me disant que je ne me vautrerai plus sur le canapé pour élever ma jambe. Alors que Lui faisait et fait encore l'essentiel des courses, de la lessive et de la vaisselle, je me suis abstenue de lui dire de ramasser les petites choses qui trainent. Comme il est très fier de son ménage impeccable, je suis souvent penchée dangereusement, perchée sur la chaise-marchette, après avoir appliqué les freins, pour ramasser ceci et cela qui me dérangeait la vue. Enfin maintenant, je peux me penchée normalement sans risque.
En revenant de la séance de physiothérapie, je suis allée directement dans la cuisine pour faire une casserole de riz frit. Rien d'extraordinaire là, sauf que je l'ai fait sans aide, Lui étant au golf, comme il le fait une fois par semaine depuis plus d'un mois.
Déjeuner avant-hier avec deux dames, l'une que je connais l'autre pas, qui comptent aller au Viêt-Nam en janvier prochain et qui tiennent à en parler avec moi. J'avais choisi ce bistro- librairie que je fréquentais plus souvent il y a une dizaine d'années. Y retourner m'a vraiment fait plaisir. J'aurais voulu acheter quelques livres. Déjeuner sur la terrasse par temps doux, ce fut très plaisant.
Et puis en soirée, réunion chez la cousine pour un bún pas trop réussi mais l'assemblée était en verve, à qui mieux mieux pour dominer le brouhaha ambiant. Sans me taire mais sans rivaliser, pour une fois, je n'ai pas meublé le vide et occupé mes mains en mangeant tout ce qui est devant mes yeux.
Souper chez des amis hier soir dans les Laurentides. Surprise d'y trouver d'autres convives que nous ne connaissions pas, mais la vraie surprise est que les conversations furent loin d'être frivoles. Fin de soirée autour d'un feu de bois sous les étoiles avec l'hôte qui chante et qui gratte de la guitare.
Aujourd'hui, brunch avec mes amis bonsaïstes et repos. Fin d'une fin de semaine sociale agréable mais fatiguante.
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