04 juillet 2019
L'instant présent

Une autre bonne journée de travail hier à St-Lazare. De l'urgence des travaux de préparation des bonsaïs qui iront en exposition dans une semaine, j'y retourne demain pour une deuxième journée cette semaine. La semaine prochaine, mon mentor a des invités américains et moi j'aurai la garde des petites. Hier soir tard, nous sommes partis à la maison du nord. J'ai du travail sur mes arbres, sans parler de fertilisation encore et encore. Ainsi chaque semaine, je vérifie avec mon mentor les solutions et gestes souhaitables et je les applique ensuite. Un accompagnement idéal puisque j'ai su me mettre près de lui. La complicité nourrit lors de notre dernier voyage ensemble a approfondi ma relation avec lui et sa conjointe.

Hier soir tard donc, Lui s'est souvenu qu'il a rendez-vous au dentiste ce matin. Il vient juste de repartir en ville mais reviendra cet après-midi. Je suis seule, appréciant le silence ambiant. J'ai eu envie d'écrire ici comme pour marquer cet instant précieux. Depuis deux semaines je suis presque toujours venue avec Lui, appréciant certes le confort et la commodité de sa présence, mais le buzz des activités, et les vieux films qu'il visionne constamment chasse le silence des lieux. Lui a un peu le vertige de l'agenda vide, moi je crains qu'il s'ennuie. Il a décidé de recommencer à jouer au golf. Aussi nous n'avons pas continué à faire du taï chi.

Qu'importe! je goûte à l'instant présent. Puis je retourne à l'érable qui a besoin d'être défolié, l'Albysia que je dois gratter le substrat pour l'améliorer puisque je ne suis plus dans le bon temps pour rempoter complètement, les deux ormes avec leur grand fouet que j'ai attachés et que je dois mettre en pot de formation sans rempoter vraiment aussi pour qu'ils arrêtent de tomber au moindre coup de vent. Et les tropicaux à rempoter puisque c'est le bon moment. Et la pivoine à planter, ainsi que l'iris..

Agenda effervescent pour tout l'été je dirai.

J'allais conclure l'entrée du jour avec la ligne précédente mais voilà, il faut croire que le vocable l'instant présent n'est pas que poétique mais réel au tic tac près. Vers 9h15 ou 9h20, j'étais nue à l'étage pour m'habiller, le téléphone a sonné sur la table en bas. Je suis descendue précipitamment, nue toujours, et j'ai manqué la dernière marche. Foulure. C'était Lui qui voulait juste me dire qu'il est bien arrivé!

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