09 novembre 2018
Un constat

Il est vrai que je ne suis pas habituée à m'asseoir, étendre ma jambe, siroter mon thé et savourer un livre. Alors, je clopine quand même alors que la raison de m'asseoir est réelle. Dans la maison, nous avons fait du rangement et du délestage. Et puis j'ai fait cuire du xá xíu et du riz brun puisque les petites viennent ce soir pour la nuit.

Et je concocte une petite sortie au bistro japonais pour goûter à un saké que nous pensons commander. Nous serons avec des copains amateurs bien sûr. Le plus drôle c'est que l'importateur privé croît que c'est moi l'amateur alors que je ne bois même pas.

Enfin je transfère toutes les photos du dernier voyage à mon ordinateur de table. Plus de deux mille photos à trier. Et à poster certains ici et sur Facebook. La difficulté c'est d'en choisir puisse chaque photo me ramène à l'endroit, aux bruits et aux sensations. Asseoir les souvenirs dans la chaîne des autres du passé récent et lointain. Consolider leur cohérence dans mon histoire de vie.

En parallèle, ma diète alimentaire s'avère facile. Je ne comprend toujours pas comment ça peut être aussi facile. Ingérer peu sans chichi. Ne pas se sentir privée ou frustrée. Plus de cinq kilos déjà. La récompense est la ceinture rouge de cuir achetée avant le voyage qui était à son deuxième trou maintenant à son quatrième. Et la glycémie qui se tient bas. Le tout sans la faim qui creuse ou l'hypoglycémie qui frappe.

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