05 novembre 2018
La réalité en face

C'était l'avant-veille les grandes discussions avec le gendre. C'était hier les moments de félicité avec les petites et de complicité avec leur mère. Courte matinée à la maison du nord mais quand même c'était doux et mémorable. Réveil matinal de la plus vieille des petites. Je nous préparais à chacune un oeuf miroir que la petite mangeait délicatement avec son couteau et une cuillère. Sans pain. Nous partagions une banane. Sa soeur se levait peu après, mangeait son bol de céréales avec du lait. Nous bricolions toutes les trois, peinture à l'eau, pliage de papier origami. Le feu de foyer crépitait. Et puis, fifille m'a aidé à replacer le salon de façon à laisser plus de place à la table basse où je camperais mon atelier. De bonsaï officiellement mais en fait, de peinture, d'écriture ou de calligraphie aussi, on verra bien.

Retour en ville avec allégresse. «Les fées ont soif» en après-midi au Rideau-Vert. Sujet toujours d'actualité. Les comédiennes sont merveilleuses. Je me vois encore boiter péniblement le long du trottoir, dans mes petites bottines rouges neuves achetées à Estavayer. Nous avions marché un peu, Lui pour une fois et de lui-même s'est garé plus loin.

Aujourd'hui, j'ai encore marché pendant plus d'une heure avec une amie dans un centre d'achat tout rénové. Ce fut essoufflant comme ma jambe n'obtempère pas. Ce soir au Meopera pour «Aïda». C'est la première fois que nous allions à une séance de reprise en soirée au lieu du samedi après-midi. Un opéra de quatre heures avec deux entractes sans compter les changements de décor. Verdi fut lancinant, la production riche en figurants, les voix généreuses mais c'est plus difficile de rester éveillé en soirée. Je me vois encore descendre les marches dans la salle de visionnement en me tenant sur la rampe; portrait saisissant d'une petite vieille qui clopinait faute de pouvoir trottiner!

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