09 mars 2018
Au gré des bonsaïs

Depuis une semaine, je «vis» avec l'orme taillé lingnan chez moi. Profitant du redoux, je l'ai ramené de la pépinière, je l'ai fait tailler puis le reprendre chez moi pour le rempoter. Il est donc sous lumière artificielle pendant plus de douze heures par jour et je l'arrose tous les jours. C'est fascinant de voir se bousculer ses bourgeons et ses feuilles. Ce soin quotidien me fait penser plus fort à «vivre» avec mes bonsaïs. En même temps, je sais que les conditions de vie que je leur offre sont boiteuses. Pour eux et pour moi. Précarité donc et débrouillardise.

Je sais bien que j'avais décidé de m'installer à la campagne avec eux, à partir du retour du voyage de printemps jusqu'à avant le départ au voyage d'automne. Mais la semaine dernière, il y a eu un appel d'intérêt pour la maison du nord. Rien n'est fait, sauf que je me suis dit que c'est un signe! La logique dit que s'il se présente un sérieux acheteur pour la maison, il faut la vendre, voilà tout. Retour donc à la case de départ. Précarité au jour le jour.

Hier, je suis allée à Saint-Lazare pour une autre journée de pratique. J'avais ligaturé deux érables après avoir nettoyé leur tronc. Mes doigts sont encore engourdis par l'exercice. J'ai acheté un pot pas comme les autres, un Shigaraki, plus pour collection que pour un arbre que je n'ai pas. Couleur du printemps, il faudrait un arbre à fleurs, cerisier ou cognassier, par exemple.

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