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Aujourd'hui, les enfants et petits-enfants sont venus pour le brunch. J'avais acheté deux plateaux de sushis qui sont vite engloutis. Ils se sont tous offerts pour aller chercher les sushis mais j'avais décliné, soupçonnant qu'ils ne vont pas en acheter assez. Je connais l'appétit de mes fils. Même la plus vieille des petites mange sushis maintenant avec délectation.
Élection française aujourd'hui pour les expats. Le gendre a été faire la queue comme tout le monde, ainsi que mon copain de bonsaïs.
Depuis deux jours, déclarant que ma cuisine est fermée pour les semaines à venir, nous mangions ailleurs: cabane à sucre hier midi, au comptoir commercial hier soir avant le concert. Mais ce soir, j'ai préparé pour deux, pétoncles et crevettes accompagnées de spaghettis à l'ail. Un délice.
Lui et moi vivant drôlement ces derniers jours d'avant la séparation, Lui anticipant mon absence physique avec une certaine complainte romanesque, en faisant la distinction entre le non regret de ne pas faire partie du voyage et le manque de moi. Tout en crânant qu'enfin il va avoir trois semaines tout à lui, sans interférence. En même temps, gémissant que vingt-quatre jours c'est long, ne le réalisant que depuis ces derniers jours, alors que les jeux sont faits bien avant. J'avoue moi aussi que je me suis engagée pour trois semaines qui sont maintenant vingt-quatre jours. Vingt-quatre jours fascinants certes que j'entamerai demain, en gardant un oeil lucide en arrière assurément.
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