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Enfin, je plonge dans la préparation du voyage. Au passage, je trie et je range. Dans le même esprit, j'ordonne même les tiroirs de la cuisine des ustensiles et des épices.
Aujourd'hui, c'est son anniversaire à Lui, pas de cadeau pas de voeu, mais mieux encore, un climat d'harmonie retrouvé.
Ce soir, alors que j'étais à la réunion pour le Japon, fifille est passée voir son paternel. Ce qui n'arrive jamais. Inquiétude jusqu'à ce que je sache que tout est bien, et non, elle n'a rien de grave à nous dire. Il faut bien que j'arrive à me débarrasser de cette inquiétude anticipée pour rien. On dirait en vietnamien qu'on peut «lo xa» (prévenir), et non «lo ra» (inquiétude par anticipation).
C'était à Québec, au 1er avril, dans un restaurant. J'avais aimé la quiétude des lieux et le magnolia stylisé me rappelant au magnolia que j'avais fait planter à l'autre demeure, il y a dix ans
À la pluie battante, je suis allée à la réunion, après avoir acheté des fleurs pour l'hôtesse. Tout est dit sur le déroulement de l'itinéraire, jusqu'au numéro du train, en plus de l'horaire à la minute près. Il va sans dire que tout est réservé, de la passe de train jusqu'aux divers restaurants et hôtels. Je vais bien sûr voir des milliers et des milliers de bonsaïs de grande qualité mais aussi des démonstrations de maîtres.
En parlant avec notre sensei du Québec qui conduira ce voyage aussi, j'ai trouvé solution à un autre projet en plan. Je vais pouvoir participer à un autre atelier de spécialiste au retour puisque le sensei va me céder un de ses arbres pour que je puisse y travailler, un Pinus ponderosa, un pin jaune. De fil en aiguille, je rêve d'un Pinus dalatensis, nommé d'après ma ville natale de Dalat, en voie de disparition maintenant à cause de défrichage pour agriculture. Et je rêve d'un tel pin blanc en bonsaï. Comment faire pour en amener jusqu'ici?
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