28 mai 2015
En cherchant le printemps

Ciel gris un jour, soleil le lendemain. Il vente fort depuis plusieurs jours. Et même ciel couvert le matin, ensoleillé l'après-midi. Ce n'est pas pour rien que la petite de deux ans et demie est malade. Je la garde donc aujourd'hui, contrariant mon plan d'aller au Musée des Beaux-Arts pour cette exposition qui se terminera dans trois jours. La dernière chance pour moi c'est demain matin.

J'ai recommencé à lire sérieusement. Ces livres que j'avais déjà lus ou feuilletés. Les lire pour décider ensuite si je vais m'en défaire. De même, je fouille dans les filières pour éliminer la paperasse en trop. Élaguer, un travail à longue haleine et difficile pour les amoureux du papier.

Depuis longtemps que je n'ai pas relu les échos sur un site ami, regroupant les nouvelles des uns et des autres de la vaste communauté de mon ancien lycée au Viêt-Nam. Cela m'a rendu triste de voir les décès de ceux qui sont identifiés sur les photos jaunies de leur enfance et adolescence. Mesure implacable du temps qui passe. Je ressens l'aboutissement de notre vie active. L'autre jour, Lui l'a verbalisé plus précisément, ce qui m'a surpris, comme si il y est plus prêt que moi.

J'ai remarqué qu'à chaque mois de mai nous mangeons plus aux restaurants que les autres mois de l'année, comme si l'arrivée du printemps fait relâcher les gestes comptés et disciplinés en cuisine casanière, laissant prise à l'insouciance des beaux jours. Comme pour ces jeunes gens et jeunes filles qui ont lâché leurs manteaux d'hiver pour se précipiter dans leurs tenues estivales des plus dénudées.

Encore quelques jours de mai mais le printemps n'y est toujours pas. Un dernier atelier de bonsaï, une dernière conférence et la saison officielle se termine. Migraine aidant, je ne suis pas toujours dans mon assiette.

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