08 février 2012
Méandres de vie

Revoir l'artisan qui fera le rembourrage du grand canapé. Voilà un pas de plus vers de nouvelles installations. Partir faire mon marché, recette en main. Ce soir, deux fils et la minuscule petite copine mangeront du jarret de boeuf avec légumes-racines, navets et carottes, alors que Lui et moi nous nous régalerons de foie de poulet sauté.

Une pensée pour le fils absent, lui qui vit des journées difficiles de travailleur. La sauce ne semble pas prendre avec son emploi, même après quatre mois. Je me contente de soutenir son moral. Ce n'est pas exclu un futur retour aux études mais c'est impossible de faire les deux en même temps.

Je suis toujours en attente d'un aboutissement quoique théorique. Quatre enfants jeunes adultes! Leur vie est toujours un prolongement de la mienne. Ou est-ce le contraire? De ce fait, l'attente est toujours en marche, jamais terminé. Je m'en accommode assez bien, parce que mes propres projets me tiennent occupée et distraite des leurs. Beaucoup de contradictions dans tout ce que je vient d'écrire. Une question de regard. Est-ce que mes enfants sont au coeur de ma vie et que tout le reste n'est que divertissement? Ou est-ce que mes projets sont au coeur et que eux en sont les extensions? Une question de tempo aussi.

Au fait, deux images contradictoires me hantent récemment. Alors que nos vies, à Lui et moi s'apparentent à un «atterrissage en douceur», les leurs, du moins à celles des fils, ressemblent plus à un «décollage difficile». Dans l'air du temps, le gap est à la fois karmique et générationnel. Il fait mal à ma quiétude de mère.

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