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Revenir doucement du nord en appréciant le paysage hivernal. Arrêt chez un grossiste pour commencer à chercher un beau plancher de bois à faire installer dans le futur pied-à-terre. Ce n'est pas donner mais il faut faire le saut avant de le regretter ensuite. Il s'agit aussi de penser comment et où faire réutiliser le plancher flottant existant qui n'est pas si mal mais qui ne couvre que la superficie du salon et de la salle à manger. Tant qu'à changer le tapis des trois chambres, je ne me résous pas à installer encore du plancher flottant, ou du beau bois dans les chambres et vivre avec du moins beau plancher par ailleurs.
Je crois que nous allons opter pour du merisier au lieu du chêne, ou de l'érable qui coûterait plus cher.
Avec ma mère je suis allée voir mon père très rapidement, comme il est bien distrait par le programme d'activité chansonnière. Incursion dans un centre d'achats avec ma mère qui cherche des bottes. Puis je suis vite repartie vers le perchoir. J'avais besoin de faire un brin de toilette et de me remettre d'aplomb, comme je suis toujours dans mes vêtements d'hier et que je n'avais que ma brosse à dents «de campagne».
Ce soir, échanges rapides avec ma meilleure cliente et amie, juste avant de nous engouffrer dans le théâtre Outremont pour le film «Le vendeur». Criant de vérité. Et déprimant, par la force des choses. Je ne crois pas que l'auditoire de ce milieu bcbg peut s'identifier à l'histoire et le lieu dans lequel le scénario est campé.
J'ai par ailleurs décidé ce soir que l'ambiance de ces soirées-cinéma au théâtre Outremont ne me plaît pas. Trop voisinage rapproché, trop décontracté étudié. Justement, je déménage moi!
Silence radio, électronique et téléphonique du côté des dossiers. Correction économique et conjoncturelle, paraît-il. Mais à ce temps-ci de l'année, c'est mauvais signe! Après tout, Montréal a perdu 42.900 emplois au cours des sept derniers mois!
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