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En apparence, je n'ai rien fait de la journée. Si l'on ne compte pas le passage sur le tapis roulant dans un programme plus ardu que d'habitude. Ou la préparation et la cuisson de deux poulets, plus gros que d'ordinaire, après deux semaines de répit.
Sous la surface, je pédale très fort, conciliant les pulsions diverses. Déménager, rénover, dépenser. Ou déménager, transvaser, s'accommoder. De ces réflexions et discussions, l'oeil averti remarquera tout ce que je sors des armoires et laisse trainer partout. C'est que je dois me décider à les donner au Chainon ou à conserver à la maison du nord. Même traitement pour les livres, les garder en ville pour les lire d'ici là, ou les envoyer rejoindre les autres, à la campagne.
Ce soir, j'attend mon plus jeune fils en vain. Il ne viendra pas chercher le poulet qui lui est destiné. Pour conséquence, Lui a raté l'occasion de m'inviter au lit plus tôt. Voilà un autre exemple de notre façon générale d'être toujours tournés vers les autres, et les dossiers, en premier.
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