|
Me voilà partie et ... revenue de Boston. Non pas Boston mais Worcester, deuxième plus grande ville du Massachusetts. À défaut de vivre dangereusement, j'ai vécu intensément.
Partir le samedi d'une longue fin de semaine, c'est s'exposer à une heure et demie d'attente pour passer la douane américaine, en plus de l'heure qui nous a fallu pour nous dégager du pont Champlain embourbé, de la sortie bloquée et du foisonnement des cônes orange. La 10, 89, puis 91 et la route 2 qui serpente, longeant lacs et paysages ruraux de Nouvelle-Angleterre. C'est joli mais je suis déçue que nos amis californiens n'ont pas vu beaucoup de feuillage rougeoyant d'automne.
Soirée de retrouvailles avec des amis venant de toutes parts. Nous étions vingt-une personnes. L'hôtesse est tellement stressée qu'elle a mal au dos. Toutes les surfaces planes de la cuisine au salon, en passant à la salle à manger sont chargées de nourriture. Il paraît que d'autres plats sont attendus le lendemain. Bonne nuit de sommeil dans un hôtel douillet. L'industrie hôtelière américaine est experte maintenant en hébergement pour voyageurs d'affaires. Il ne me manque que la douche-téléphone, présente partout dans les hôtels que j'ai connus en Europe, si pratique pour mes ablutions matin et soir.
Dimanche des retrouvailles à proprement dit, quatorze heures de tricotage serré. Manger à longueur de journée. Rires. Partage de réflexions profondes autour d'un feu de camp. Gâteaux et champagne pour terminer. Je retourne à l'hôtel, épuisée et heureuse. Lui, seul non-vietnamien, n'a pas trouvé le temps long. Toutes les intentions de visiter Boston, berceau de la nation américaine, sont balancées par-dessus bord. Ne restent que le désir et le plaisir d'être ensemble et de se partager des secrets de santé et de bien-être.
Aujourd'hui, déjeuner aux fruits. Revisite de vieilles photos de classe et de photos accumulées depuis six ans, au fil des voyages pour se visiter les uns les autres. Adieux chaleureux et promesses de se revoir. Retour par la 93, 91 et la 10. Sur la 93, explosions de paysages orangers. Je n'ai pas cessé de prendre des photos que je me dépêcherai d'envoyer aux californiens qui sont retournés chez eux en avion. Le spectacle des feuilles d'automne nous remplit d'émotions renouvelées.
Ce soir, par courriel, j'ai trouvé une invitation à une autre soirée du réseau des anciens d'université pour ce soir même. Raisonnable, je déclare forfait. Lui regrette beaucoup de manquer un guitariste-chanteur qu'il a connu et apprécié lors de notre voyage australien de l'an dernier. Mais tant pis puisqu'il vient de ramener un rendez-vous de négociation de demain matin à ce soir. Fin de l'intermission.
hier |