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Hier, à Bordeaux, j'ai clôturé le voyage de la meilleure manière qu'il soit, c'est-à-dire tout à fait comme je l'aime. Tout d'abord, nous avons pris le petit déjeuner à Saint-Émilion, non pas à l'hôtel comme d'habitude, mais dans un petit café vendant tabac et billets de loterie. Comme les indigènes, disons. Ensuite, à Bordeaux, j'ai tenu à me rendre à un gros bouquiniste que j'ai raté l'heure d'ouverture par deux occasions déjà. Cette fois-ci, je suis servie, ramenant cinq volumes, l'étonnant Lui encore une fois par cette manie de collectionneuse.
Et puis, au restaurant de ce simple hôtel de deux étoiles, nous avons mangé les deux meilleurs repas du voyage, sans prétention, honnête et tout simplement bon. Mais il faut bien le dire, leur lit est aussi le pire de tous les lits!
Aujourd'hui, nous sommes revenus, satisfaits du Sud-Ouest français mais contents d'être revenus quand même. Fils premier est venu nous chercher. Déjà, nos valises sont défaites, le linge lavé. Mais je lis les nouvelles à l'écran en me sentant encore là-bas. J'y ai laissé un peu de mon coeur, non pas au coeur des gens que je visitais, comme à Sydney, Berlin ou Boston. Mais quelque part sur de vieilles pierres non visitées encore ou à peine effleurées, sur ces routes de campagne bordées de grands arbres, inconnues et pourtant si familières.
Je ne sais pas si ce sont les circonstances qui entouraient ce voyage ou est-ce des réflexions qui ont mûri mais j'ai franchi un certain pas que j'aurai l'occasion de développer, ou d'en faire la preuve plus tard.
Faire le chemin inverse mais ne pas revenir au point de départ, tel est le défi!
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