20 décembre 2010
À l'aube d'une décennie

Étourdissement. Rendez-vous au médecin seulement dans trois semaines. Je suis quand même partie chercher ma mère dans une ville encombrée, sur les routes comme dans les magasins. Nous avons trouvé le petit lit exactement comme je le voulais. J'ai dû batailler pour avoir le matelas tout de suite, payer le tout avant d'appeler «Lui» en renfort puisque je ne pourrais pas transporter à dos de puce.

Des courses en prévision de recevoir dans huit jours. C'est trop tôt et trop tard tout à la fois. Trop tôt pour la fraicheur des aliments, trop tard pour échapper à la cohue. Quelques provisions utiles quand même.

Déjà ce matin, en trouvant le lit, j'ai pensé qu'il ensoleille ma journée, pour ne pas le dire en anglais, «it makes my day». Ce soir, le lit assemblé et à sa place dans la petite chambre, je suis comme réconciliée avec les dimensions modestes du perchoir! En plus il m'attendris, cette chose qui vient de prendre place dans mon univers intime pour des années à venir. Je me suis sentie très à l'aube d'une autre décennie.

Ce soir, j'ai emballé après avoir départagé les vingt-un morceaux de vêtements achetés pour six petites filles. Pour le reste des cadeaux, cette année nous serons sobres.

Je me demande si cette humeur catastrophique n'est pas dû à l'alignement des astres.

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