01 octobre 2010
Berlin jour 3

Je viens de sauter par-dessus des quatre derniers jours de St-Péterbourg pour aller à la journée d'aujourd'hui. De retour à Berlin depuis hier soir, je retrouve Berlin presque comme si je suis revenue à la maison. Enfin presque. Au cours des derniers jours, j'ai appris à apprécier l'hôtesse berlinoise, très allemande dans sa rigueur, mais aussi très tendre en son coeur et très discrète sur sa propre vie qui semble dévouée à ses activités sociales maintenant. Et moi, je sais reconnaître les gens de coeur et de spiritualité.

Comme St-Petersbourg était à deux heures en avance sur Berlin, ce matin nous avons récupéré deux heures de sommeil de plus. Aujourd'hui, une autre grande journée de marche en clopinant puisque j'avais eu la mauvaise idée de mettre mes souliers rouges alors que je n'avais pas eu de problème du tout avec mes vieux souliers noirs jusqu'à maintenant. À ce propos, j'ai encore amené trop de souliers, une seule paire aux pieds aurait suffi. Et trop de bric-à-brac! Toutes ces pilules, crèmes et savons. Trop de chandails et de pantalons aussi.

De nos jours, les compagnies aériennes limitent à un seul bagage en soute et un seul bagage-main, d'un certain poids. Comment ramener tout ce que l'on achète en voyage? Souvenirs et cadeaux, livres et ... je n'ose pas penser à la suite alors que je ne suis qu'au neuvième jour de ce voyage très culturel. Aujourd'hui, je suis retournée à Bebelplatz, après avoir visité Gendarmenmarkt. Que dire de Checkpoint Charlie, avec les faux soldats américains en place pour touristes? Et ce qui reste du mur de Berlin? Et le musée juif? Avec les liens qui précèdent, les photos sont superbes mais les miennes sont ... précieuses. Je me rends compte que j'ai un rapport émotif avec l'histoire contemporaine parce que le genre humain m'est intime. L'histoire des siècles passés c'est autre chose: le patrimoine et le génie humains!

Aux Galeries Lafayette de Berlin, nous avons mangé et j'ai acheté des livres en français, dans une autre librairie immense, d'autres en anglais. Et la cousine qui s'obstine pour me transporter le tout, heureusement.

Il faut voyager pour visiter les lieux et avoir des contacts le moindrement avec des gens pour intimement savoir qu'ils existent pour de vrai. Ce n'est pas que de la littérature, ou les vues (expression québécoise pour dire le cinéma) ou une réalité théorique. Berlin est devenue très réel pour moi, par ces bâtiments très variés, alternant le neuf et le vieux, comme des cicatrices vivantes au regard attentif. Parce que ici, ce n'est pas le neuf qui a supplanté le vieux, comme le jeune qui remplace l'ancien par usure du temps. Mais c'est la reconstruction, esthétique et vitale, d'une ville détruite par la guerre, il y a plus d'un demi-siècle. Comment gommer ce Mur qui a balafré la ville de 1961 à 1989? Même les lignes de métro étaient coupées sous terre, les canaux et cours d'eau aussi ... Les trésors des musées déménagent encore aujourd'hui, d'un lieu à un autre, dans un effort d'unifier l'ensemble ...

Ce soir, repos pour les jambes. Je vais commencer à lire mes livres tout neufs? J'en reparlerais.

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