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Deux jours pour montrer Montréal, c'est peu. Deux soirs de suite à recevoir à souper, c'est trop. Mais voilà, cet après-midi, après mille entourloupettes pour faire plaisir à l'un ou à l'autre, nous avons conduit les amis à l'aéroport. Mission accomplie, certes, mais toute la semaine, je n'ai pas vu mes parents, négligeant les courriels, les appels et quelques autres affaires.
En ce moment même, je me sens comme une foire ambulante. Les amis à peine partis, déjà, j'ai repris des cartons. Déjà j'en ai rempli trois, vidant les armoires. Le robot culinaire en prend large. Les accessoires divers me donnent envie d'être en hiver ou en automne pour cuisiner déjà. L'intention d'en écarter fut noble mais pas facilement réalisable. Je remballe finalement pratiquement tout.
Ce soir, pour attendre le réparateur de la ligne téléphonique, nous avons décidé de dormir au cocon, sans notre nécessaire pour la nuit. Camper chez soi, aussi inconfortable que camper ailleurs. Rien pour soigner l'arthrite à mon coude. Pas de sudoku pour tromper l'insomnie. Pas d'internet.
Heureusement, en passant au perchoir, j'ai pu expédier quelques courriels urgents. Sans me relire même.
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