20 août 2009
Dans ma bulle vacancière

Ce sera vite raconté, comme les jours vite passés, mais les émotions demeurent assurément.

Samedi dernier, dans le jardin de chez ma soeur, nous sommes allés comme à un mariage, lui en costume d'été, moi en ensemble de soie chatoyant, sans manche. Nous fûmes accueillis par une violoniste et une violoncelliste, parents et amis. Fifille a enfilé ma robe de coton écru, celle dans laquelle je me suis mariée il y a trente ans. Deux des fils ont taillé leur moustache à la façon de leur père, en ce temps-là. Le buffet était dans le jardin. L'eau bleu de la piscine miroitait. Tout le monde en tenue d'été détendue. Ce fut comme nous le voulions, simple et charmant. Il n'y a pas eu de cadeaux kitsch, des boutades et des mots de trop. Authenticité et bonne humeur. Mes copines de Seattle et de Boston sont là, mes amis liégeois, revenus de Niagara Falls aussi.

Le soir venu, j'ai conduit mes amis liégeois aux derniers feux d'artifice de la saison, prenant le métro, marchant sur le pont Jacques-Cartier.

Dimanche, barbecue au cocon. Nous étions dix-neuf, avec d'autres amis encore. Succès monstre. Retrouvailles des uns et des autres. Sourires et rires. Nous avons même fait griller des aubergines de mon jardin, avec la viande. Le saumon gravelax a fait fureur. Tous les plats apportés par les amis furent délicieux.

Lundi matin, les copines s'en retournent à Boston, je suis partie à Québec et Charlevoix avec mes amis belges. Trois jours à faire visiter ce pays qui est le mien. Notre fleuve St-Laurent impressionne, la poutine beaucoup moins. Deux nuits d'hôtel, de la rue St-Jean à Québec au Manoir Richelieu de Pointe-au-Pic, ce fut un charme. Mes amis ne sont pas des touristes à consommation rapide, ils explorent et digèrent doucement. Occasion pour moi d'échanger beaucoup avec l'ami qui fut camarade des bancs d'école, il y a quarante ans, mais aussi de revoir le fleuve, baignant dans toutes les lumières à toute heure du jour. Tournée heureuse.

Aujourd'hui, je reprend pied doucement. Quand nous serons tout à fait déménagés, je serai revenue pour de bon. En allant au cocon ce matin, je retrouve le sentiment d'y avoir bien vécu. En regrimpant le perchoir, j'ai retrouvé la raison de son appellation. Être perché veut dire être loin quand même du sol, situation anormale quand même pour un terrien! Mais je serai un terrien conditionné!

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