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À peine douze heures à la campagne, mais la nuit fut douce et la matinée limpide. Je ne me rappelle pas de la dernière fois que nous nous soyons assis ainsi, bien détendus, ensemble, à écouter des partitions complètes de musique classique. J'étudiais ensuite mon lexique chinois, juste avant que nous ne revenions en ville. Non pas que nous ne soyons pressés ou attendus, mais parce qu'il neigeait que nous voulions battre la circulation du retour de fin de semaine des skieurs.
La quiétude s'est poursuivie en ville, au cocon. C'était comme si nous nous sommes tapis au fond de notre tanière, les uns nous croyant encore à la campagne, les autres, au contraire, nous imaginant aux abois et à la poursuite de quelques dossiers épiques. Jusqu'au soir quand je me suis mise sur le tapis d'exercice pendant une heure, jusqu'à ce que les Oscars ne s'emparent de notre petit écran, comme partout ailleurs.
Aujourd'hui lundi, justement, je partais sur la piste d'un dossier qui m'a fait courir toute la journée, pour enfin tourner court ce soir. Je suis déçue bien sûr mais pas vraiment, puisque je suis convaincue d'avoir fait tout ce qu'il fallait faire. Entre deux rendez-vous, nous allions faire quelques provisions, oui, nous, puisqu'il m'a conduit partout aujourd'hui, à cause des rendez-vous au centre-ville, à très courts délais aussi.
Ce soir, réunion de conseil d'administration. Je suis revenue en métro, un peu distraite, un peu absente. La journée a été longue et cet hiver si doux.
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