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Par un vendredi matin ensoleillé, un vendredi 13, nous sommes partis à Val d'Or, en Abitibi. Avec notre valise et notre bagage-main, je me sens vraiment en escapade. C'est facile, je ne conduisais pas, la route, presque familière, se déroulait agréablement. Je me rappelais encore des différentes étapes du dernier voyage en Abitibi, il y a déjà près de dix-huit mois.
Après un arrêt à Mont-Laurier, et le grand bond dans le parc des Laurentides, nous voilà dans les limites de la MRC de la Vallée de l'Or. Vingt minutes avant d'arriver, fifille nous appelait déjà. Nous étions vite rendus dans la ville construite au début du siècle passé autour des exploitations minières. En arrivant de Montréal, la ville s'annonce d'ailleurs par un trou béant, site d'une ancienne mine à ciel ouvert.
Il est intéressant de visiter l'appartement d'un jeune couple, identifiant l'empreinte de l'un ou de l'autre. Dans ce cas-ci, chez fifille, je reconnais le prolongement du clan. Tiens le tapis dans la salle de bain venait de chez une de ses tantes, la table était donnée par un de ses oncles, les chaises provenaient de chez moi. Sur le frigo, l'assortiment de pots de céramique était un cadeau d'une autre tante. Partout, souvenirs de voyages ou indices des origines culturelles de quasigendre. Ils sont franchement très bien installés. De l'extérieur, rien ne signale ce nid, havre de culture, d'avenir et de vie.
Après un petit tour de ville et un saut au marché, nous avons passés la soirée de vendredi, tous les quatre, après souper, autour de quelques jeux de société. Samedi, après le film, «L'International», nous sommes allés marcher dans le village minier de Bourlamaque.
En soirée, nous avons assisté au souper-bénéfice en faveur de la Société d'art lyrique d'Abitibi-Témiscamingue. La St-Valentin ne fut qu'un prétexte. Très agréable soirée, au fait, occasion pour nous de voir notre fille évoluée harmonieusement parmi des collègues, dans un milieu bien spécifique.
Dimanche matin, fifille et quasigendre nous ont invités à déjeuner à l'auberge Harricana. Bâtiment construit entièrement en bois rond, motoneiges devant la porte, le lac enneigé sous les yeux, concert d'aboiements de chiens huskies destinés aux traineaux. À l'intérieur, tout est en bois, avec décor d'animaux empaillés. Décidément, nous sommes au pays des grands espaces. À défaut de trappeurs, nous voyons arrivés dans l'auberge, des motoneigistes casqués, équipés de la tête au pied.
Quelques heures plus tard, nous sommes sur la route du retour vers Montréal. Temps radieux. J'avais conduit quarante-cinq minutes sur les cinq heures trente minutes au total. Pour éviter la circulation du retour de fin de semaine, nous nous sommes arrêtés à notre maison du nord. Halte de quelques heures, le temps de manger à deux, un petit steak sorti du congélateur, et retour en ville où rien n'a bougé.
Déjà, je mijote la prochaine escapade, mais je ne dis rien. Dernièrement, mes voyages planifiés ne se concrétisent guère, les improvisés semblent mieux me réussir. En attendant, il y a bien du boulot qui m'attend et des projets à mener à terme.
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