12 février 2009
Jongleries

Travailler. Ouvrir un nouveau dossier. Cuisiner. Penser à ces fils. Penser aux parents. Résister à la tentation de courir pour les voir. Ne pas leur téléphoner non plus.

Désert du côté des affaires associatives. Le feu couve chez les uns, le piétinement gagne les autres. Même sur le net, ton laconique sur un forum, ultra-nostalgique sur un autre. Silence radio sur la boîte à mails, hormi la pub «sex, drogue et rock'nroll»: des filles, du viagra et des clips.

Stagnation radar: sur la balance, mon poids ne bronche pas, malgré tous ces efforts de manger léger. Il n'y a que la glycémie qui glisse et la pression qui flanche. Sur la table, trônent le glucomètre et le tensiomètre.

Nous aurions pu partir aujourd'hui, puisque les négociations sont entrées dans leur phase latente. Mais nous quitterons demain pour l'Abitibi. La St-Valentin y sera peut-être plus bon enfant.

Aller à l'épicerie. Acheter de la truite saumonée. Faire deux fois, lentement, le tour de cette grande surface, sans arriver à me décider sur ce que j'achèterai pour les fils. En plus du riz frit fait ce matin.

Nouvelle de dernière heure sur un dossier. La balance oscille doucement dans le bon sens. Attendre. Sans déballer, ni s'emballer. Attendre toujours. Je ne suis pas sûre d'être chat, plutôt souris.

Amener la seconde voiture au plus jeune fils. Déposer l'un des jumeaux au centre sportif. Et puis, allons-nous virer à gauche et aller voir mes parents, ou à droite, rentrer directement au cocon. À gauche.

Mes parents sont enjoués et sereins. Et moi j'ai fait main basse, vidant leurs poches, aux cartes. Lui m'entraine ensuite au dépanneur du coin. Va, pour un billet de loto!

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