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Hier, bravant le froid intense, je suis quand même allée au coloriste. À ce salon où l'on accède d'habitude en passant par la boutique de cosmétiques avant de monter un bel escalier, par temps froid, la porte principale est fermée et il a fallu monter par ascenseur dans l'édifice avant d'accéder au salon par une dédale de couloirs.
Invités par ma soeur, nous sommes sortis au restaurant vietnamien ensuite, celui-ci servant des plats typiques. Puis c'est le saut à la campagne. Lui voulait absolument vérifier le calibrage de ses thermostats, et s'inquiétait pour le gel des tuyaux. Il paraît qu'il a fait -36 degrés celsius. Dire que mes fils les scouts veulent quand même faire leur camp d'hiver cette fin de semaine, ce qui veut dire dormir dehors dans la neige!
J'ai enfin fini le livre de Philip Roth. Tout d'un coup, je me suis rappelée du style de l'auteur dans «Portnoy et son complexe», dans les descriptions psychologiques et le langage sexuel cru. Pourtant, j'avais lu ce livre il y a au moins vingt ans. Je ne reconnais plus du tout l'histoire, mais seulement le style d'écriture. Je m'étonne moi-même de cette mémoire. Quant à «La tache», certaines scènes sont reproduites telles quelles dans le film alors que d'autres dimensions sont entièrement occultées. Je dois dire qu'en ce moment, la rudesse du style, comme du langage, heurte ma sensibilité. Au fait, je me dis simplement que je n'est pas besoin de cela dans ma vie, ni en vrai ni en fiction.
Nuit limpide, le chauffage marche à merveille. L'humidificateur ronronne. Ce matin, le moteur de la voiture peine un peu mais se décide à démarrer d'un coup. Sur la route, les pneus adhèrent à peine. Heureusement, pas de motif à freiner sec.
Je viens de revenir de rendre visite à une jeune amie et à son bébé. Il me semble que la ville est assez déserte, seuls mouvements perceptibles: les volutes de fumée blanche échappées des cheminées d'usine. Je suis enfin arrivée au cocon où je vais me terrer jusqu'à demain. Des documents à étudier. Grande casserole de riz frit à préparer. Me voilà distraite: un avion a atterri dans la rivière Hudson à New-York. Tout le monde est sain et sauf.
Ce soir, en plus d'avoir mal cassé l'ongle d'un index, je me fais une entorse dans ma colonne vertébrale, avec pincement derrière l'omoplate. Je bouge difficilement. Je fais mieux de me coucher, après friction et emplâtres. Demain, il faut que je sois en forme, mentale et physique, pour ce sommet stratégique.
Au fait, je ne sais pas encore comment réagir à la nouvelle que ma mère aussi vient d'être prescrite pour du Réminyl ...
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