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Partir vers ma maison du nord depuis vendredi soir. Manquer mon cours de chinois du samedi matin pour assister, au Mont-Tremblant, à une assemblée annuelle qui s'annonçait houleuse mais qui fut, somme toute, ordinaire. Manger sobrement toute la fin de semaine.
Visionner bout à bout treize épisodes de la première saison de «Twenty-Four 24». Je ne me rappelle pas avoir déjà fait une si longue séance: environ 8 heures! Je ne sais si il y a cause à effet mais à 2h du matin, pour décanter, je me suis mise sur une grille de sudoku qualifiée de difficile pour le finir assez facilement! Aujourd'hui, je me suis remise à mon gros cahier de sudoku papier au lieu de mon appareil électronique sur lequel je poussais plus la vitesse d'exécution que le degré de difficulté.
Aujourd'hui aussi, pour remettre les pendules à l'heure, d'une drôle de façon j'en conviens, j'ai trébuché et tombé en vol plané, du seuil de la cuisine jusqu'au pas de la porte. En ces fractions de seconde, lorsque l'on «vit» intensément, avec impuissance, un accident, il me semble bien que sa vie est définitivement entre les mains d'Autorité suprême. Qui fut bonne pour moi. Pas de cassure, pas de choc à la tête, seulement des genoux abimés et des courbatures.
Sous la pluie à Montréal, vendredi soir, nous sommes arrivés à la campagne dans un décor d'hiver féérique. Déjà tant de neige, sur les toits et les sapins majestueux!
Et puis, ce matin, en revenant, nous sommes passés directement de ce décor tout blanc des Laurentides au bord du Richelieu des champs labourés et nus. Mais les roseaux dorés sur fond de ciel bleu, c'est assez bucolique pour traduire le sursis de la vie, juste avant les affres de l'hiver!
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