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Derrière les vitres du Centre des Congrès de Québec, je n'ai que la vue de cette ancienne église et de son arbre bien dénudé. À l'intérieur, les conférenciers et les tables de discussion se succèdent. Les inégalités sociales s'étalent en chiffres et en paroles, et ne détaleront que lorsque les esprits finissent par s'aligner.
La ville est déserte le dimanche et le lundi soir, ou est-ce toujours ainsi en saison morte. Il faut bien se contenter de plats ordinaires, malgré les appellations ronflantes sur les menus écornés.
Derrière les vitres de ma chambre d'hôtel je n'ai que cette vue désolante du manège militaire brûlé et les plaines et les remparts qui s'étendent derrière.
Entre les deux voyages en bus, il n'y a que cette excursion, cette parenthèse dans un univers qui m'interpelle certes, la réalité des inégalités sociales, et rien d'autre. Quoique, dans ce village global que nous habitons, au premier jour des conférences, j'ai rencontré des gens dont les fils ont été scouts avec les miens. Au deuxième jour, une femme de Genève que j'ai prise pour une française m'a reconnue! Elle était là, lors de ma dernière prestation professionnelle, juste avant de partir pour Québec.
Tout cela pour dire qu'il faut bien être cohérente en tout temps, entre ses vies, portant tous ses chapeaux!
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