09 novembre 2008
Conjuguer avoir et être

Au cours de chinois, nous avançons à grands pas. Il faudrait que je puisse y consacrer un peu plus de temps. Hier à la campagne, je me suis appliquer à la calligraphie. Enfin, je sens pouvoir maitriser un peu la pointe de mon pinceau. Quand je pratique, j'entre dans cette bulle limpide de la concentration. Il est vrai que la quiétude de ma maison du nord s'y prête. Pourtant, ce matin, quand j'ai ressorti pinceau, encre et papiers, pour retrouver l'agréable sensation d'avoir appris quelque chose, j'ai bien retrouvé le début de compétence mais pas la sérénité. Comme si, de nouveau, ce temps fut volé à autre chose. Effectivement, je n'ai pas touché au chinois, ou à ce document des affaires éthiques que je dois lire.

À l'inventaire de livres, je suis arrivée à la lettre K, K comme dans Kafka. Les cinq livres achetés à Prague me causent problème, alors qu'ils affichent bien leur numéro isbn que books.google ne trouve pas.

À midi, nous sommes allés chercher la swami et sa disciple à l'ashram des Laurentides, avant de rentrer en ville sous une pluie intermittente. Quand je suis descendue de voiture pour ramasser un gâteau au fromage sur la rue Jean-Talon, dans le quartier de Park-Extension, il pleuvait fort.

Juste le temps de débarquer les valises des visiteuses et de prendre une douche, nous sommes partis ensuite chez ma soeur de la Rive sud. Le clan s'est rassemblé là, trente-cinq personnes comme toujours, avec un déploiement de plats cuisinés comme toujours mais cette fois-ci, tout est végétarien. Les saveurs ne manquent pas, les odeurs sont plus absents. Malgré l'anniversaire de quatre d'entre nous, incluant celui de la swami, nous n'avons pas chanté le «happy birthday». À la place, nous nous sommes tous assis, les enfants en avant, les adolescents aussi, pour que la swami conduise une discussion sur la santé, l'équilibre et la discipline. Intéressant de voir la swami orienter l'échange sur la relaxation et le détournement des pensées négatives, alors que l'un des frères essaie de lui faire parler de la dépendance aux jeux en ligne qui inquiète les parents. Mais contre la dépendance en quoi que ce soit, il n'y a que l'autodiscipline.

Nous sommes revenus, tous fatigués. Ou plutôt, ivres de paroles et de bouffe. J'ai eu ce que je voulais, c'est à dire des photos prises de mes parents et de leurs neuf enfants au grand complet. Quant aux autres, celles des trente-cinq, ce soir, nous n'avons pas tenté de rassembler tout le monde sur le grand escalier qui mène aux étages, faute de temps mais aussi d'énergie. Le dimanche soir, dans l'esprit de tous, le lundi matin et la semaine qui s'en suit sont déjà bien présents!

Je cherche un titre à l'entrée d'aujourd'hui, comme toujours, après avoir écrit le texte. Voilà celui qui m'apparaît, à l'instar du slogan de la Caisse Desjardins: «Conjuguer avoirs et êtres».

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