30 mars 2008
Fièvre du printemps

Tard, très tard vendredi soir, je suis allée au Mont-Tremblant avec ma soeur. Tard, très très tard, nous nous sommes couchées puisque nous avons trop parlé. Hier matin, je l'accompagnais pour la deuxième fois à des réunions du syndicat des copropriétaires. Certains d'eux voulaient même que j'aille travailler sur leurs dossiers désespérés au Mont-Tremblant. C'était flatteur mais je faisais bien attention pour ne pas manquer à l'éthique puisque eux-mêmes sur le coup, ont oublié qu'ils sont sous contrat déjà avec d'autres agences!

Pénible journée hier puisqu'à cause du manque de sommeil, je tend à manger trop sans discernement. Surtout que ma soeur, bien hospitalière, me refilait toutes les gâteries qu'elle a sous la main. Il faut dire qu'elle aussi a manqué à sa diète sage habituelle. Nous sommes bien des grignoteuses invétérées.

Depuis quelque temps, j'ai de nouveau le sentiment que ma médication pour le diabète a besoin d'ajustement mais je ne vois mon médecin que dans trois semaines. Entretemps, il faut combattre cette retention d'eau et me discipliner. Dans ce contexte, une journée comme hier est vécue comme une spirale par le bas. Et je déteste la sensation de tomber. Se redresser est tout aussi dur!

Depuis quelque temps, une amie qui a pris sa retraite attend mon signal pour que nous nous reverrons. Je viens de recevoir le courriel d'une autre qui a elle aussi arrêté de travailler et je ne l'ai pas vu depuis deux ans.

Entre mes parents, mes enfants, les anciens clients, les amis d'ailleurs, les quelques dossiers actuels et le constant maintien des connaissances et des compétences, sans parler encore de mes dossiers bénévoles, ce sont les amis d'ici, les plus proches du point de vue géographique, certains même du point de vue du coeur, qui en payent le prix!

Aujourd'hui, si tout se passe comme prévu, les fils viennent souper, après que lui et eux m'auront amené la grande filière beige à quatre tiroirs. Je pourrai enfin ranger toute ma paperasse. Et puis, pulsion du printemps oblige, je suis à la veille de vider mes armoires de nouveau, pour donner tous les vêtements que je ne porte pas! Et si je fais faire sur mesure une bibliothèque qui prend tout le grand mur de mon bureau du cocon, je serai enfin «logée» à ma satisfaction. Que vais-je faire de mes envies d'aménagement paysager, de redécoration de mes chambres ici et à la campagne, qui sont des projets personnels, sans parler des projets conjoints où lui a déjà donné le feu vert ...

hier consulter les archives demain

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