23 mars 2008
Weekend pascal

Depuis le Vendredi Saint que je suis hors du cocon, d'abord chez moi, à la campagne, puis au Mont-Tremblant chez ma soeur, en retournant dormir chez moi de nouveau. Deux jours presque, mais assurément deux nuits dans la quiétude absolue, lui et moi.

La porte arrière qui donne sur mon dépôt de bois de foyer est bien bourrée de neige qui s'est glissée entre la porte et les bûches. Mais lui a déblayé et moi j'ai rentré les bûches qui ont séché doucement, la neige et la glace fondant sur la toile de plastique que nous avons utilisée pour limiter les dégâts.

J'ai repris la lecture des «Bienveillantes» de Jonathan Littell. Reprendre, c'est bien le mot, puisque j'ai même relu ce qui a été lu, il y a quelques mois. J'en ai lu même à haute voix, à lui qui écoutait toujours très bien quand je lis. Ce matin, j'ai même étudié plus en détails certaines pages. Impossible de lire cette brique rapidement, d'abord l'on se perd dans les dédales, ne serait-ce que des désignations en allemand des grades des officiers, ensuite, lire vite que pour saisir l'histoire racontée me semble très injuste pour tant de détails minutieux. Pris dans le jeu de lire pour comprendre, même entre les lignes, ou bien l'intention de l'écrivain quand il fournit tel ou tel détail, je me surprend de rechercher peut-être quelques vérités, dans cette oeuvre de fiction qui, par ailleurs, est si convaincante dans sa façon de mener le sujet.

Par hasard, je suis arrivée aussi sur le film «Jane Austen Book Club», bien savoureux. Et si moi aussi, je me trouve un club de lecture? Je ne suis pas si sûre de ce que je dis là, parce qu'il me semble que ce serait nul si les gens n'ont pas une relation harmonieuse à l'avance, avant de pouvoir décider de lire un auteur, d'un commun accord, et de se retrouver ensuite régulièrement pour en discuter.

Pas vu aucun de mes enfants au cours de cette fin de semaine de Pâques. Mais demain, lundi peut-être, nous souperons avec les garçons. Revenus en ville cet après-midi, ce soir nous irons chez la femme du cousin.

Tenez, quelques photos prises à l'Hippodrome où se tenait la réunion suivie d'une conférence, il y a quelques jours. J'ai toujours trouvé la scène très sereine, l'attelage homme et bête s'entrainant dans le froid vif du matin. Vers la droite, les rangées de bâtiments longs sont les écuries.

Aujourd'hui, à la campagne, voici la montagne de neige à l'arrière et la vue obstruée en avant. Heureusement qu'un voisin entretient l'entrée pour pouvoir arriver sur le perron.

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