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Aujourd'hui, ce fut une journée presque comme avant! Je cuisinais, je mangeais seule et léger. Lui était à une journée de formation. À la fin du jour, j'amenais toute la bouffe chez les fils et nous avons mangé ensemble. En apparence, tout est bien normal, mais ce qui est comme avant c'est que je porte en moi toute la journée des projets de création, ce feuillet publicitaire, ce bulletin de nouvelles, et que je ne réussis à «pondre» que tard en soirée, alors que j'ai l'air d'avoir tout mon temps pendant le jour, à flâner. Mais c'est que je les porte, jusqu'à ce que j'accouche. Du premier ce soir, seule dans la nuit. Il reste le deuxième que je porte toujours ... mais je suis entrée en travail déjà (et non en labeur, j'ai failli commettre un anglicisme).
Emportés par la psychose collective, après l'effondrement du toit d'un entrepôt tuant trois personnes, suivi par la fermeture préventive de centaines d'écoles, et l'évacuation en catastrophe de milliers d'enfants, pour permettre aux ouvriers de déblayer les toits de toute cette neige particulièrement abondante cette année, cédant à la pression de locataires peureux qui décodent en catastrophe la moindre fissure aux murs, ici et là, en province et à Montréal, nous aussi, il a fallu réagir! Cet après-midi, deux des fils ont grimpé sur le toit d'un immeuble voisin du perchoir pour faire descendre du toit un autre amoncellement de neige sur le côté de la rue! À la campagne, il n'y a pas à dire, nous avons pratiquement une petite montagne de ski privée dans la cour! Et je ne vois plus les voisins d'en face, cachés par un grand rempart enneigé!
Alors que je rêvais du printemps hier, demain il paraît que nous aurons, au mieux de grosses pluies, au pire, de la neige abondante encore. Et les trottoirs glacés. Alors que le toit coule dans le salon de la grosse tortue, là où se trouve le climatiseur. C'est à ne rien comprendre!
Cette nuit je me suis relevée. La gestation, la cogitation et l'arthrite se sont donnés le mot ...
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