28 février 2008
Vienne, il y a trois semaines déjà

Plus d'une fois maintenant que je choisissais des envolées en fin de jour pour arriver tôt le lendemain matin, dans un pays, un décor, voire une langue, tout rafraichissant, puisque très loin du connu. J'aime beaucoup la sensation de neuf, ne serait-ce que le jour neuf, le matin qui s'éveille, la ville dégrisée, un temps frisquet. À contrario, je déteste arriver dans une ville alors que le soir descend, les premières impressions indélébiles.

À Paris, à Vienne, plusieurs fois maintenant, j'arrivais très tôt, à Venise aussi. À Florence, je débarquais du train très tard. Commencent à se dessiner dans ma mémoire des impressions, les deux listes, celle des villes favorites, beaucoup appréciées, et l'autre, des villes apprivoisées, parce qu'il le faut bien.

Il y a trois semaines, fifille et moi étions arrivées à Vienne à 8h15 du matin, alors que ma plus jeune soeur arrivait elle de Paris à 9h30. Il était question que nous partions le même jour à Salzbourg, profitant de la fin de semaine, puisque ma soeur devait travailler dès le lundi. Sous le conseil de la concierge de ce grand hôtel, nous avions opté pour un tour semi-privé le lendemain, au lieu de consacrer une journée et demie à Salzbourg en s'y rendant en train.

À Vienne donc, toujours dans mes vêtements de la veille, nous sommes allées au Nachmarkt, marché en plein air, aux puces et aux épices. Dominant le marché, altiers et pimpants, ces bâtiments de l'Art nouveau, de l'architecte Otto Wagner, que je n'avais même pas vu l'an dernier, à ma première visite à Vienne (j'étais au Nachmarkt pourtant, sans avoir lever les yeux de la brocante!).

La Majolikahaus, au numéro 40 de la Linke Wienzeile

Le bâtiment voisin, au numéro 38, illustre l'Art nouveau aussi

Non loin de là, le symbole de la Sécession

Dire que c'est pour faire sécession contre l'art baroque représenté juste à côté au numéro 42 de la Linke Wienzeile

Ce foisonnement des arts illustre bien ce qui caractérise Vienne, entre modernité et classicisme.

Voyez la Haas Haus juste en face du Stephansdom.

Ou dans cette orgie de bâtiments somptueux, l'infiltration du M jaune de McDonald's qui n'est pas trop envahissant, après tout.

Non loin de là, la colonne célébrant la fin de l'épidémie de la Peste en 1679

Frustrant d'essayer de raconter avec sobriété puisqu'il faut choisir les photos et réprimer l'envie de les afficher très agrandies pour vous permettre de voir tous les détails. Comment raconter par ailleurs, ce que le regard ne peut pas tout capter. On dit aussi que lorsque l'on s'attarde à photographier, le regard est réducteur et l'on en oublie de voir, sentir et ressentir ce qui ne se photographie pas.

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